MONTRÉAL — Les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi, où la loi visant à dispenser des services pour assurer le bien-être de la population, lors d'un conflit de travail, avait été appliquée pour la première fois, ont finalement entériné une entente de principe pour renouveler la convention collective.
La vingtaine de salariées du Centre de la petite enfance Le Jardin de Robi, à Roberval, avaient déclenché une grève générale et illimitée le 22 octobre 2025.
En mars dernier, cet employeur est devenu le premier, au Québec, où a été appliquée la loi qui permet au Tribunal administratif du travail d'ordonner que soient dispensés des services visant à assurer le bien-être de la population en cas de grève ou de lock-out. Ces services vont au-delà des services essentiels, qui, eux, sont basés sur la santé et la sécurité publique.
Ces services pour assurer le bien-être de la population, durant la grève à ce CPE, étaient dispensés les mercredis, jeudis et vendredis, de 8h30 à 15h45.
En juin, une trêve de deux semaines dans la grève avait été convenue pour tenter d'en arriver à une entente — en vain. Le syndicat disait envisager de recourir de nouveau à la grève.
Puis une entente est intervenue en conciliation.
Cette entente vient d'être entérinée «à l'unanimité», a indiqué en entrevue Manon Tremblay, présidente du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean de la CSN, auquel le syndicat est rattaché.
Le litige portait essentiellement sur une pause repas pour ces travailleuses que l'employeur ne voulait plus avoir à rémunérer.
Ces travailleuses n'ont que «partiellement conservé» cet avantage de pause repas rémunérée, a indiqué Mme Tremblay. Malgré tout, la présidente du syndicat, Nathalie Duperré, affirme dans un communiqué «rentrer au travail la tête haute».
Sur X, le ministre du Travail, Jean Boulet, s'est réjoui de l'aboutissement de cette longue négociation. «La fin du conflit de travail au CPE Le Jardin de Robi permet un retour à la normale pour les enfants et les parents. Je tiens à souligner le travail des parties, qui sont parvenues à une entente, ainsi que la contribution du service de médiation-conciliation du ministère du Travail. Le dialogue demeure la meilleure voie pour régler durablement les différends.»
Lia Lévesque, La Presse Canadienne

