Société

«Roi de la montagne»: de l’IA pour évaluer les buttes de neige

Une application nécessaire dans les cours d’école du Québec?

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«Roi de la montagne»: de l’IA pour évaluer les buttes de neige Par Marika Simard | Les nouvelles recommandations qui limitent la hauteur des buttes de neige à 3 mètres et à 25% d'inclinaison pour la sécurité des élèves ont donné une idée à un entrepreneur de Montréal.

Les nouvelles recommandations qui limitent la hauteur des buttes de neige à 3 mètres et à 25% d’inclinaison pour la sécurité des élèves ont donné une idée à un entrepreneur de Montréal.

Guillaume Exkerl a créé l’application CheckMaButte, qui évalue si les buttes de neige sont réglementaire grâce à l’intelligence artificielle (IA).

«J’ai écouté le débat qu’il y a eu dans l’espace public. Et puis très rapidement, j’ai pu créer le site, donc le web application et aussi le module en arrière qui va faire l’inspection de la butte de neige selon certains critères», raconte-t-il en entrevue avec Noovo Info.

Pour évaluer une butte de neige, l’utilisateur doit simplement téléverser une photo de la butte et l’IA de l’application va générer un rapport d’inspection. L’application fournira un avertissement si la butte n’est pas conforme aux recommandations de l’Union réciproque d’assurance scolaire du Québec (URASQ).

CheckMaButte Guillaume Exkerl a créé l’application CheckMaButte, qui évalue si les buttes de neige sont réglementaire grâce à l’intelligence artificielle (IA).

Mais est-ce qu’une telle application est nécessaire dans les cours d’école du Québec?

Selon, Kathleen Legault, présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire, le personnel enseignant n’a pas besoin d’une application pour décider si une butte de neige est sécuritaire.

«Les gens vont s’appuyer sur leur jugement, mais surtout sur un ensemble d’autres facteurs. On n’a pas vraiment envie de déléguer notre jugement à des machines», a-t-elle expliqué.

De son côté, Francis Côté, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, a avoué avoir testé l’application, mais n’estime pas son utilisation nécessaire.

«J’ai confiance dans le jugement des directions qui, sans application et sans avoir rapporteur d’angle, prennent la décision comme chaque matin», dit-il.

Même son de cloche du côté de la Fédération des centres de services scolaires du Québec, qui estime que les équipes-école exercent tous les jours et depuis longtemps, leur jugement.

Voyez le reportage de Marika Simard dans la vidéo.