Un juge québécois a approuvé un recours collectif pour les propriétaires de certaines cuisinières Samsung.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Le recours allègue que les plaques de cuisson sont trop faciles à allumer et présentent un risque d’incendie.
Il affirme également que les personnes et les animaux domestiques peuvent heurter le panneau de commande et allumer accidentellement les brûleurs.
Le juge Martin F. Sheehan de la Cour supérieure du Québec a autorisé le recours collectif le 17 décembre, permettant ainsi à l’action en justice de se poursuivre.
Il s’appliquerait à tout consommateur du Québec qui, depuis 2013, a acheté au moins l’une des 300 000 cuisinières électriques Samsung à boutons frontaux qui ont été rappelées par Santé Canada.
Le plaignant principal est Pascal Desmedt, un homme de la région de Montréal qui a acheté l’une des cuisinières Samsung concernées chez Rona à Mascouche, au Québec, le 19 janvier 2024, pour 2305,91 $.
«En juin 2024, le demandeur a laissé une boîte de flocons d’avoine sur sa cuisinière et est rentré chez lui où il a senti une odeur de brûlé. Il ne comprenait pas comment cela avait pu se produire, car il n’avait pas allumé sa cuisinière. Il soupçonne que la cuisinière s’est allumée par inadvertance lorsqu’il l’a effleurée en posant ses courses sur le comptoir de la cuisine», affirme le recours collectif.
Le procès cite des articles de presse sur des incendies liés à ces cuisinières et indique que Samsung a reçu plus de 300 signalements d’activations accidentelles par des animaux domestiques ou des humains depuis 2013, qui ont provoqué environ 250 incendies.
Samsung a rappelé les cuisinières, mais a également fait valoir devant le tribunal qu’elles n’étaient pas utilisées correctement.
M. Desmedt a indiqué vendredi qu’il était tellement inquiet au sujet de sa cuisinière qu’il coupait l’alimentation électrique afin qu’elle ne puisse pas être allumée accidentellement.
«Ce que nous faisons, en gros, c’est que je coupe le disjoncteur le soir lorsque nous quittons la maison, le disjoncteur est éteint. Nous ne pouvons pas prendre le risque... Même s’il n’y a rien sur la cuisinière», a-t-il affirmé lors d’une entrevue.
«Il y a le chat qui monte sur la cuisinière parce que les chats aiment prendre de la hauteur, alors ils sautent partout. Nous ne pouvons donc pas prendre le risque de blesser nos animaux parce que les cuisinières se sont allumées et que nous ne sommes pas là.»
— Pascal Desmedt
Le procès vise à obtenir le remboursement des consommateurs ainsi que 2000 dollars de dommages et intérêts.

