Raynald Hawkins possède des albums remplis de souvenirs de sa carrière de sauveteur.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
L’une des réalisations dont il est le plus fier est son diplôme de la Royal Life Saving Society (RLSS).
Il s’agit de l’une des distinctions internationales les plus anciennes et les plus prestigieuses.
Selon la RLSS, ce diplôme est décerné à des personnes ou à des groupes qui ont contribué à enrichir les connaissances collectives de manière à sauver des vies et à prévenir les noyades.
Cet homme de 67 ans affirme éprouver une satisfaction similaire en voyant le nombre de noyades diminuer chaque année. Il précise que la «mission n’est pas encore accomplie», mais qu’on s’en approche.
«Il y a 40 ans, on comptait 200 cas de noyade par année au Québec, et aujourd’hui, la moyenne est de 60.»
— Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec
M. Hawkins célèbre ses 40 ans au service de la filiale québécoise de la Société de sauvetage. Sa carrière a en réalité débuté bien plus tôt, à l’âge de 15 ans, depuis son poste de sauveteur sur les plages de Sainte-Agathe.
«J’étais un joueur de hockey comme tous les garçons, mais quand j’ai découvert la piscine et que j’ai vu ces nageurs de l’équipe de natation, je me suis dit: pourquoi pas?»

Il a continué à travailler à temps partiel pour la ville pendant ses études. M. Hawkins a obtenu un baccalauréat en éducation physique à l’UQAM avant de se joindre à la Société de sauvetage.
«Quand ils ont affiché le poste de directeur des programmes et directeur technique, je me suis dit: “Pourquoi pas?” C’est ainsi que j’ai déménagé à Montréal.»
En 1986, il est devenu directeur technique à la Société de sauvetage et, quatre ans plus tard, il en est devenu le directeur général.
«Je suis d’abord un éducateur», a soutenu M. Hawkins. «Pour moi, c’est l’occasion qui m’est donnée d’enseigner et d’essayer de changer les comportements vis-à-vis de l’eau, tout en s’amusant dans l’eau, mais nous insistons aussi sur le fait qu’il faut respecter en tout temps les consignes de sécurité en milieu aquatique et en navigation.»
Au cours des quatre dernières décennies, il affirme que sa mission principale a été de prévenir les noyades. Il est le porte-parole francophone de la Société de sauvetage pour le Canada et son principal porte-parole au Québec.
M. Hawkins estime qu’il donne plus de 100 entrevues par année. Il ne refuse jamais une demande des médias, même la fin de semaine, car, selon lui, c’est sa façon de contribuer à sauver des vies.
Il admet toutefois qu’il y a des journées difficiles.
«Je suis grand-père, et je peux vous dire que lorsqu’il s’agit d’un tout-petit, cela me touche», a-t-il expliqué, d’autant plus qu’il voit sa petite-fille dans ces situations.
M. Hawkins est toujours sauveteur certifié et détient des dizaines de certificats.
«C’est pourquoi je nage environ deux ou trois fois par semaine, et je maintiens mon activité physique, mon mode de vie actif, en courant, en faisant du vélo… c’est très important pour moi.»
Il commence à se réjouir à l’idée de se créer de nouveaux souvenirs.
La retraite se profile à l’horizon, et il prévoit notamment de nager et de passer plus de temps avec sa petite-fille.

