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Qui est Louise Arbour, la prochaine gouverneure générale du Canada?

L’ancienne juge à la Cour suprême du Canada présente une feuille de route bien remplie.

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Mark Carney, Louise Arbour Le premier ministre Mark Carney accompagne Louise Arbour pour annoncer la nomination de la nouvelle gouverneure générale lors d'un événement à Ottawa, le mardi 5 mai 2026. (Adrian Wyld/The Canadian Press)

Louise Arbour succédera à Mary Simon au poste de gouverneure générale à la fin du mandat de celle-ci en juillet, et l’ancienne juge à la Cour suprême du Canada présente une feuille de route bien remplie.

Voici ce qu’il faut savoir sur la prochaine gouverneure générale.

De l’UdeM à l’ONU

Louise Arbour est née à Montréal en 1947. Son parcours en droit a commencé à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Elle devient membre du barreau du Québec en 1971, puis du barreau de l’Ontario en 1977.

Mme Arbour travaille comme recherchiste à la Cour suprême du Canada, puis passe 13 ans à la Osgoode Hall Law School de l’Université York de Toronto, comme professeure et vice-doyenne. En 1987, elle est nommée juge à la Cour suprême de l’Ontario. Elle siège ensuite à la Cour d’appel de la province.

En 1996, Louise Arbour est appelée à occuper les fonctions de procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda. En 1999, elle est nommée juge à la Cour suprême du Canada.

En 2004, elle quitte le plus haut tribunal au pays pour devenir haute-commissaire des droits de l’homme à l’Organisation des Nations Unies.

Elle a aussi siégé comme juge ad hoc à la Cour internationale de justice et a fait partie du groupe consultatif ministériel sur l’examen de la politique de défense du Canada.

Sa vaste expérience a été reconnue tant au pays qu’à l’étranger, puisqu’elle a cumulé une trentaine de diplômes honorifiques.

«Le passage à la magistrature de madame Arbour a fortement influencé l’évolution du droit canadien. Reconnue comme une juge rigoureuse et audacieuse, elle a laissé sa marque dans la profession. Ses prises de position fermes et articulées, parfois dissidentes, ont toujours suscité d’importantes réflexions», peut-on lire dans le communiqué de presse rapportant l’attribution d’un doctorat honoris causa de l’Université Laval.