Près de 2000 ménages sont toujours sans logis au Québec depuis le 1er juillet, et ce, bien qu’il y ait de plusieurs logements vacants, a rapporté la Société d’habitation du Québec (SHQ).
La coordonnatrice du FRAPRU Catherine Lussier avance qu’en raison du manque de logements abordables, 1972 ménages n’ont toujours pas trouvé de logis.
À Montréal, ce sont 260 ménages qui sont présentement à la recherche d’un logement malgré un taux d’inoccupation de 3,1%.
Ces données excluent par ailleurs les personnes qui ont fait une demande de service.
Résultat: les campements continuent de se multiplier et de prendre de l’ampleur.
Sur la rue Notre-Dame à Montréal, on constate une augmentation des tentes. Il y a désormais 115 tentes et environ 135 campeurs sur le site. Sophie Gagnon, qui œuvre au sein de l’organisme L’Anonyme, souligne que 15 tentes se sont ajoutées au campement Notre-Dame depuis le 1er juillet. «C’est 15 personnes de plus à la rue. Ils n’ont pas d’autres alternatives», a-t-elle déploré.
Mais ce qui retient particulièrement l’attention, c’est une accumulation d’objets impressionnante. Ces ordures sont notamment récoltées par Daven, un homme en situation d’itinérance qui a précédemment été rencontré par Noovo Info. Il est convaincu qu’il sera en mesure de construire un abri et aider les autres personnes dans le besoin avec tous ces objets.
Pendant ce temps, L’Anonyme est débordé et dessert 125 personnes par jour.
À voir dans la vidéo.

