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Possibles sorties avec escorte de Guy Turcotte: «Je savais que ce jour viendrait», confie Isabelle Gaston

Dans un long message partagé sur les réseaux sociaux, Mme Gaston a admis ne pas se sentir «vraiment pas prête à y faire face.»

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Isabelle Gaston, mother of Anne-Sophie and Olivier Turcotte who where murdered by their father Guy Turcotte, speaks at a demonstration in Montreal Saturday, August 6, 2011 protesting the verdict handed down to Guy Turcotte who was found not criminall... Isabelle Gaston prend la parole lors d’une manifestation à Montréal, le samedi 6 août 2011. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes

Afin de s’engager dans un «un véritable premier pas vers la réhabilitation», Isabelle Gaston, ex-conjointe de Guy Turcotte, sera présente lors de la prochaine audition de l’ancien cardiologue qui tentera d’obtenir des permissions de sorties avec escorte.

Turcotte, condamné à la prison à vie pour le meurtre de ses deux enfants, se présentera le 22 septembre prochain devant la CLCC pour obtenir un peu plus de liberté.

Dans un long message partagé sur les réseaux sociaux, Mme Gaston a admis ne pas se sentir «vraiment pas prête à y faire face.»

Elle sera toutefois présente et lira une lettre pour «envisager un véritable premier pas vers la réhabilitation, la mienne, la vôtre et la sienne.»

«Je savais que ce jour viendrait», souligne-t-elle

«Je choisis de croire au processus, même si j’ai été déçue à d’innombrables reprises. J’ai toutefois la lucidité de savoir que je ne contrôle ni son déroulement ni son issue. Je me permets néanmoins d’espérer qu’il sera mené avec toute la rigueur et tout le sérieux qu’exige une décision d’une telle importance», explique Mme Gaston.

La CLCC a confirmé mardi dans un courriel acheminé à Noovo Info que l’audience aura lieu le 22 septembre prochain en précisant que «cette décision ne fait pas partie des décisions accessibles par la demande d’accès au registre des décisions».

C’est donc dire que la conclusion de cette audition ne sera pas rendue publique.

«Au fil des années, j’ai beaucoup souffert — et je souffre encore — du silence de nombreux collègues psychiatres, experts, représentants du Collège des médecins et autres intervenants qui ont choisi la facilité du silence et de ne pas prendre action pour corriger et dénoncer. Il n’y a pas pire violence à subir après mon épreuve que la violence subite par des institutions censées nous protéger», écrit la médecin de famille.

Elle redoute la confidentialité de la décision et elle craint qu’une «absence d’explications ne ravive les blessures et n’alimente l’incompréhension d’une société encore profondément marquée».

«Encore une fois, je sais que je ne contrôle rien. Si la loi impose que cette décision demeure confidentielle, il faudra malheureusement l’accepter. Mais cela ne m’empêche pas d’espérer que le processus sera rigoureux, prudent et à la hauteur de ce qu’Olivier et Anne-Sophie méritent», mentionne Isabelle Gaston.

Dans le cas de Guy Turcotte, la Commission des libérations conditionnelles du Canada peut soit autoriser ou refuser la demande, décider d’un ajournement ou simplement ne prendre aucune décision.

La CLCC évaluera plusieurs critères pour rendre sa décision, notamment le risque de récidive, le risque pour la société, si elle estime la sortie «souhaitable», etc. Dans tous les cas, cette information ne sera pas rendue publique.

Avec de l’information de Jennifer Gravel, Noovo Info