Plus de 400 membres de la Gendarmerie royale du Canada ont été accusés d’inconduite en 2024, ce qui a entraîné au moins 20 licenciements et démissions.
Selon la GRC, elle a enregistré 443 cas d’inconduite présumée en 2024 impliquant 408 employés. Près d’un quart de ces cas ont donné lieu à des mesures disciplinaires «graves», telles que l’inéligibilité à une promotion ou la perte de plus de 80 heures de salaire. Dix employés de la GRC ont également été rétrogradés à un grade ou un niveau inférieur, soit plus du double du nombre de rétrogradations effectuées au cours des deux années précédentes.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Cinq pour cent des cas de faute professionnelle, soit environ 22, ont donné lieu à un licenciement ou à une demande de démission, ce qui constitue la sanction la plus sévère. Plus de 70 % des cas ont donné lieu à des mesures correctives ou réparatrices, telles que des formations spéciales, une surveillance étroite ou des promotions différées.
Les cas de faute professionnelle ont été révélés dans le rapport sur la gestion du processus de conduite de la GRC, publié discrètement le 21 janvier. Couvrant l’année civile 2024, il s’agit du cinquième rapport de ce type publié par la police fédérale canadienne.
Bien que le rapport ne fournisse pas de détails sur des cas spécifiques d’inconduite, il décrit une série de comportements qui ont conduit à des mesures disciplinaires, notamment des publications inappropriées sur les réseaux sociaux, des inconduites sexuelles, des abus de pouvoir et même des infractions au Code criminel.
Les 443 allégations d’inconduite d’employés signalées en 2024 représentent une augmentation de 12 % par rapport à l’année précédente, où la GRC avait enregistré 394 allégations d’inconduite.
«Alors que nous continuons à renforcer notre processus de conduite, notre engagement indéfectible à favoriser une culture de respect, de responsabilité et de transparence reste essentiel», a dit le commissaire adjoint de la GRC, Alfredo Bangloy, dans l’introduction du rapport. «Ces efforts sont fondamentaux pour établir et maintenir la confiance, tant au sein de la GRC qu’auprès des communautés que nous sommes fiers de servir.»
En 2024, Ottawa a demandé aux ministères et organismes fédéraux de commencer à rédiger des rapports annuels sur les fautes professionnelles et les actes répréhensibles commis par leurs employés.
Les rapports déjà déposés montrent que des centaines d’employés fédéraux ont été licenciés ou ont fait l’objet de mesures disciplinaires pour faute professionnelle dans des ministères et organismes tels que l’Agence du revenu du Canada, Statistique Canada et le Service correctionnel du Canada.

