Des milliers de voitures sont vendues avec un compteur kilométrique trafiqué, selon un nouveau rapport.
Un nouveau rapport de CARFAX Canada a révélé qu’en 2025, 20 642 véhicules avaient été signalés comme ayant un compteur kilométrique trafiqué dans leur historique. La société soupçonne que ce chiffre soit bien plus élevé.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
«Vous pouvez aller sur Amazon, acheter un outil et trafiquer un compteur kilométrique toute la journée, cela ne protège personne», a expliqué Mike Foster, vice-président de CARFAX Canada.
Selon le dernier rapport annuel de l’Ontario Motor Vehicle Industry Council (OMVIC), 2332 concessionnaires, vendeurs et revendeurs clandestins ont été inculpés de diverses infractions l’année dernière, ce qui a entraîné un total cumulé de 1,9 million de dollars d’amendes.
Un curbsider est un vendeur de véhicules illégal qui opère sans licence de vente automobile. L’OMVIC a indiqué que dans environ 1500 cas, des curbsiders étaient impliqués dans des activités frauduleuses, notamment la fraude au compteur kilométrique.
«C’est certainement l’un des principaux risques lors de l’achat d’une voiture d’occasion. Ils (les vendeurs de rue) vont essayer de faire paraître ce véhicule en meilleur état qu’il ne l’est et vont tenter de le vendre plus cher», a prévenu Maureen Harquail, directrice générale de l’OMVIC.
Le compteur kilométrique n’est pas le seul élément qui enregistre le kilométrage d’un véhicule. Plusieurs voitures récentes sont équipées d’une «boîte noire» et de divers modules électroniques capables d’enregistrer les kilomètres, et un mécanicien muni d’un outil de diagnostic peut déterminer le kilométrage réel assez facilement.
Pour éviter d’être victime d’une falsification du compteur kilométrique, CARFAX conseille d’acheter le dossier d’information du véhicule et un rapport sur son historique. Il est également recommandé de vérifier l’identité du vendeur pour s’assurer qu’il est bien le propriétaire légitime de la voiture, de demander les carnets d’entretien et de faire inspecter le véhicule par un mécanicien.
La société conseille également d’acheter un véhicule auprès d’un concessionnaire agréé par l’OMVIC, car cela offre des protections supplémentaires.

