Une dame à mobilité réduite dit reposer sur l’aide de son mari de 79 ans pour accéder à sa clinique médicale située dans l’arrondissement d’Anjou, à Montréal. Or, l’endroit n’est pas adapté pour elle et dénonce le véritable casse-tête pour qu’elle assiste à ses rendez-vous mensuels.
«Les personnes à mobilité réduite sont laissées à elles-mêmes», a laissé tomber Micheline Leboeuf, un trémolo dans la voix. «À l’extérieur (de la clinique), c’est l’enfer.»
C’est Pierre Arcand, 79 ans, qui a décidé de partager l’histoire poignante de sa femme à Noovo Info.
L’arrondissement d’Anjou, la Ville de Montréal, le 311, l’Office des personnes handicapées du Québec, etc. Il dit avoir cogné à toutes les portes afin que le cri du cœur de Micheline soit entendu. Pendant ce temps, le septuagénaire doit faire des pieds et des mains pour transporter sa bien-aimée.
«Une chance que moi, je suis en forme», a renchéri M. Arcand.

Un patient interrogé par Noovo Info dit compatir avec le couple.
Noovo Info a d’ailleurs invité un expert en accessibilité afin de vérifier l’état des lieux. Verdict: une installation pourrait être rapidement payée et installée devant l’entrée et à l’arrière de la clinique.
Frédéric Tur, propriétaire du Groupe We Care - une entreprise spécialisée dans l’installation et la conception de rampes d’accès résidentielles et commerciales pour personnes à mobilité réduite - mentionne que plusieurs immeubles montréalais causent des problèmes en termes d’accessibilité. Et rien ne change en raison des droits acquis.
M. Tur dit recevoir une pluie d’appels pour des travaux, bien que de nombreux résidents décident de ne pas aller de l’avant en raison des longs délais de subventions.
Noovo Info a rejoint la compagnie de gestion de l’immeuble où se trouve la clinique de Mme Leboeuf. La compagnie nous confirme qu’il y aura des travaux pour adapter les lieux au cours des prochaines semaines.
On attend toutefois le permis requis pour effectuer lesdites rénovations.

