Plus de 27 000 personnes se sont vues refuser le droit d’entrer dans l’Union européenne, dont 700 représentant une menace pour la sécurité, depuis la mise en place progressive en octobre d’un nouveau système de contrôles aux frontières de l’UE, a annoncé vendredi la Commission européenne.
«Depuis son introduction, plus de 52 millions d’entrées et de sorties ont été enregistrées, avec plus de 27 000 refus d’entrée», a précisé la Commission, qui salue la mise en service complète vendredi de ce nouveau système d’entrée-sortie (EES) dans l’UE.
Grâce à ces nouveaux contrôles automatisés aux frontières, «l’enregistrement d’un voyageur ne prend en moyenne que 70 secondes, ce qui est un délai très court», s’est également félicitée la Commission.
Se substituant aux tampons manuels, ce nouveau système permet d’enregistrer les coordonnées et les données biométriques des voyageurs concernés, tout comme leurs dates d’entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d’entrée.
Il concerne les ressortissants des pays tiers, c’est-à-dire n’ayant pas la nationalité d’un des 27 pays de l’UE ou celle de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse.
Il s’applique dans le cas de courts séjours, d’une durée maximale de 90 jours.
Il combine inscription en ligne et kiosque numérique de pré-enregistrement en libre-service, avant un passage devant la police.
Ce nouveau système est censé rendre les contrôles plus modernes et plus rapides, prévenir l’immigration irrégulière et renforcer la sécurité dans l’UE, selon la Commission.
Le secteur aérien avait dénoncé en début d’année des retards dans le déploiement du nouveau système.
«À ce jour, le système est déployé à tous les points de passage des frontières extérieures de l’UE, et la Commission reste en contact étroit avec les États membres concernant (sa) mise en œuvre», a affirmé vendredi l’exécutif européen.
