Le chef d’antenne du bulletin Noovo Info Québec, Jean-Simon Bui, a voulu tester le logiciel de détection d’intelligence artificielle (IA) Pangram, qui a récemment révélé que le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien avait été principalement rédigé par l’IA.
Jean-Simon Bui a partagé différentes nouvelles littéraires qu’il a rédigées à un agent conversationnel de Chat GPT, lui demandant de reprendre les mêmes codes qu’il a utilisés pour écrire à son tour des nouvelles similaires.
Le chef d’antenne a fait analyser trois de ses propres récits dans Pangram, qui a affirmé, pour chacun d’entre eux, avoir été 100% rédigé par un humain.
Le test des textes écrits par Chat GTP, eux, ont tous été notés 100% intelligence artificielle.
Notons que ces tests ne prouvent pas que l’auteur québécois, Thélyson Orélien, a en effet utilisé l’IA lors de la rédaction de son roman.
Le président-directeur général de Pangram, Max Spero, a d’ailleurs indiqué en mai dernier au média américain The Atlantic que son logiciel ne devrait «jamais être l’arbitre final», mais plutôt un point de départ pour une enquête plus approfondie.
Rappelons que depuis les accusations entourant M. Orélien, le roman C’était ça ou mourir a été écarté de la sélection du prix Goncourt. Les Éditions du Boréal ont également suspendu la promotion du livre.
À ces accusations se sont ajoutées des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans. Le quotidien québécois La Presse a notamment indiqué avoir constaté qu’une de ses chroniques publiées en 2013 était dans sa «quasi-totalité» une «traduction légèrement remaniée» d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne.
L’écrivain est maintenant de retour au Québec après l’interruption de sa tournée en France.
Avec des informations de La Presse canadienne et de l’Agence France-Presse

