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Mort d’un nouveau-né: une consultante en allaitement accusée d’avoir pratiqué illégalement la dentisterie

«Tout ce qu’elle nous a dit nous a donné l’impression que c’était la meilleure décision de procéder à cette intervention.»

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Le petit Jules Beauchemin est décédé peu après ce que ses parents avaient cru être une intervention de routine et sans danger. Le petit Jules Beauchemin est décédé peu après ce que ses parents avaient cru être une intervention de routine et sans danger.

Marie-Ève Sturrock, une consultante en allaitement de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, a été accusée par l’Ordre des dentistes du Québec (ODQ) d’avoir exercé illégalement une profession réservée à ses membres.

Cela fait suite au décès de Jules Beauchemin, âgé de quatre semaines, le 28 juin 2023, dont les parents disent qu’il avait un léger frein de langue.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Au cabinet de la dentiste Marie-Ève Grégoire, les parents de Jules ont rencontré Mme Sturrock, qui leur a expliqué qu’elle était consultante en allaitement au sein de la clinique.

Ils racontent qu’elle leur a recommandé de faire couper le frein de la langue de Jules grâce à une simple intervention appelée frénotomie, ce qui faciliterait l’allaitement, le développement du langage et les compétences sociales plus tard dans sa vie.

«Tout ce qu’elle nous a dit nous a donné l’impression que c’était la meilleure décision de procéder à cette intervention», avait raconté Nicolas Beauchemin, le père de Jules, à CTV News à l’époque.

Mais après l’intervention, les choses ont vite mal tourné.

«Dès que l’opération a été terminée, j’ai tendu mon fils à ma femme, et c’est là que les choses ont mal tourné», avait-il expliqué. «Ses pleurs étaient différents et il a cessé de respirer. Peu après, on nous a accompagnés à l’hôpital où il est décédé.»

Selon l’ODQ, Mme Sturrock «a exercé illégalement une activité professionnelle réservée aux membres de cet ordre, à savoir le diagnostic des troubles et des maladies d’un patient lors d’une consultation… en violation de l’article 32 du Code des professions».

À ce titre, l’Ordre a retenu quatre chefs d’accusation contre elle, notamment pour avoir illégalement établi un plan de traitement et prescrit les interventions nécessaires, avec des amendes s’élevant à 41 250$ au total.

Six chefs d’accusation disciplinaires ont également été retenus contre la dentiste, notamment pour avoir recommandé l’intervention sans avoir une connaissance complète des faits, pour ne pas avoir informé les parents des risques et des avantages, et pour avoir permis à Marie-Ève Sturrock — qui n’est pas membre de l’Ordre — de prescrire la frénotomie.

La dentiste Marie-Ève Grégoire a plaidé non coupable des accusations de faute professionnelle.