Un nouveau rapport indique que moins de la moitié des personnes actives au Canada bénéficient d’un régime de retraite en milieu de travail.
L’étude annuelle sur la retraite menée par IG Gestion de patrimoine révèle qu’un changement générationnel est en train de transformer la façon dont les Canadiens abordent la retraite, puisque 48 % des non-retraités bénéficient d’un régime de retraite en milieu de travail, qu’il soit à prestations déterminées ou à cotisations déterminées.
«Le déclin des régimes de retraite à prestations déterminées et à cotisations déterminées a fondamentalement transféré le fardeau de la planification sur les épaules des particuliers ces dernières années», indique Christine Van Cauwenberghe, cheffe de la planification financière chez IG Gestion de patrimoine, dans un communiqué de presse.
Les employeurs ont commencé à supprimer progressivement les régimes de retraite à prestations déterminées il y a environ 30 ans, laissant ainsi davantage de Canadiens sans le même niveau de revenu garanti que les générations précédentes, selon le communiqué.
«Nos données montrent que, bien que les Canadiens reconnaissent ce changement, beaucoup n’ont toujours pas une idée claire du montant qu’ils doivent épargner et ignorent comment convertir leurs économies en un plan de retraite personnel», ajoute Mme Van Cauwenberghe.
Le rapport souligne que beaucoup ont du mal à s’adapter à ce changement, puisque seuls 11 % des Canadiens non-retraités déclarent savoir de quel revenu annuel ils auront besoin à la retraite, tandis que 49 % disent ne pas en avoir la moindre idée.
Il indique également que seuls un tiers des Canadiens non retraités ont un plan de retraite et des économies.
Peu de littéracie financière
Par ailleurs, l’enquête a révélé qu’environ un quart des bénéficiaires d’un régime de retraite d’employeur ne connaissaient pas les détails de leur régime, notamment s’il s’agissait d’un régime à prestations déterminées ou à cotisations déterminées.
L’enquête a également mis en évidence des lacunes dans les connaissances des Canadiens, alors qu’ils doivent de plus en plus compter sur leur épargne personnelle. Seuls quatre répondants sur dix ont indiqué comprendre le fonctionnement de la pension de la Sécurité de vieillesse (SV), du Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) ou la façon dont le revenu de retraite est imposé.
Parmi les autres conclusions, on constate que peu de Canadiens ont pris en compte les risques liés à la longévité dans leur plan de retraite, notamment l’inflation, les coûts des soins de santé et les ralentissements du marché. Environ 67 % des répondants n’ont pas soumis leur plan à une simulation dans le cas d’événements économiques ou financiers majeurs.
Le sondage en ligne auprès de 1350 adultes canadiens a été réalisé par Pollara Strategic Insights, pour le compte d’IG Gestion de patrimoine, entre le 9 et le 14 janvier.
Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien précise qu’une marge d’erreur ne peut être attribuée aux sondages en ligne, car ils ne procèdent pas à un échantillonnage aléatoire de la population.
Ces dernières années, les données montrent que les Canadiens ont privilégié les instruments financiers axés davantage sur l’épargne libre d’impôt que sur la retraite.
En avril dernier, Statistique Canada a publié des chiffres sur l’utilisation des comptes d’épargne à l’abri de l’impôt par les Canadiens en 2023, sur la base des données relatives aux déclarations de revenus.
L’agence a constaté que 11,3 millions de déclarants ont cotisé à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Parmi ce groupe, 3,8 millions ont cotisé uniquement à leur REER, tandis que 5 millions ont cotisé seulement à leur CELI. Environ 2,5 millions ont cotisé à la fois à leur CELI et à leur REER.
