Les autorités cubaines ont tenu à rassurer les touristes québécois à la suite des propos du président américain Donald Trump, qui menace de faire tomber le régime cubain.
Le directeur de l’Office de tourisme de Cuba, Lessner Gómez Molina, a assuré en point de presse mardi le tourisme n’est pas affecté par la situation actuelle.
«Nous savons que vous avez des inquiétudes concernant le carburant qui permet les opérations touristiques. Nous avons des réserves nous garantissant de poursuivre toutes les activités», a-t-il déclaré.
Dans une rare prise de parole, les autorités cubaines ajoutent que le pays demeure une «destination sécuritaire» pour les touristes.
«La situation est normale comparativement aux années précédentes», a ajouté M. Gómez Molina.
Or, le Canada demande présentement à ses citoyens de faire preuve de prudence lors d’un voyage à Cuba, car il existe présentement une pénurie de médicaments et de nourriture.
La plus grande île des Caraïbes a besoin des Québécois pour la survie de son tourisme et de son économie, alors que 42% de ses visiteurs proviennent de la Belle Province, indique-t-on.

Les relations diplomatiques entre le Canada et Cuba, qui ont débuté en mars 1945, existent depuis 80 ans.
Des commémorations à cet effet sont d’ailleurs prévues jusqu’au milieu de 2026, alors que le Canada sera l’invité d’honneur de la foire de tourisme de Cuba.
Rappelons que Trump a exhorté Cuba dimanche à accepter un accord «avant qu’il ne soit trop tard».
«Il n’y aura plus de pétrole ou d’argent à destination de Cuba - zéro!», a écrit le président américain en lettres majuscules sur son réseau social Truth Social. «Je suggère fortement qu’ils acceptent un accord, avant qu’il ne soit trop tard.»
Interrogé à ce sujet à bord de l’avion Air Force One, Donald Trump a répondu aux journalistes qu’il souhaitait que ceux ayant dû quitter Cuba, notamment sous la contrainte, soient pris en charge.
«Le plus important, pour l’instant, c’est de s’occuper de ceux qui sont venus de Cuba, qui sont des citoyens américains ou qui se trouvent dans notre pays», a-t-il dit, là encore sans donner de détails.
Cuba «est une nation libre, indépendante», et «personne ne (lui) dicte quoi faire», a répliqué sur X son président Miguel Diaz-Canel.
- Avec de l’information de l’Associated Press

