Le cri du cœur de la chanteuse Mélissa Bédard - qui a dénoncé sur Facebook le traitement que sa jeune famille a reçu dans un restaurant de Québec - n’est pas passé inaperçu.
«En maudit», l’artiste québécoise a affirmé qu’un restaurant, situé sur le boulevard de l’Ormière, aurait menacé d’expulser sa famille de l’établissement puisque son bébé d’un an faisait apparemment trop de bruit, alors qu’il ne faisait que «découvrir sa voix» sans déranger les clients, selon elle.
«Aaron, notre bébé d’un an, a été un peu plus vocal qu’à l’habitude. Il disait: “ça, ça, ça”, sa sœur riait avec lui… bref, un souper de famille tout à fait normal», écrit-elle.
Ce serait seulement à la fin du repas qu’un serveur, «mal à l’aise», a transmis un message provenant du gérant: «la prochaine fois, si c’est encore comme ça, ils pourraient lui demander de quitter».
«Honnêtement, ça m’a fait de la peine. Ça remet surtout sur la table la place des enfants dans les restaurants», a lancé Mme Bédard, qui dit avoir tenté de communiquer avec le gérant, mais sans succès.
Plusieurs internautes disent avoir vécu des situations similaires après avoir fréquenté le restaurant en question.
La réaction de Mikes
Alors qu’elle n’avait pas dévoilé le nom de l’établissement dans son message, la chaîne de restaurants Mikes est sortie de l’ombre pour lui présenter ses excuses et affirme «être en contact» avec elle.
«Nous sommes sincèrement désolés pour l’expérience qu’elle et sa famille ont vécue dans l’un de nos restaurants ainsi que pour toutes celles similaires vécues par d’autres. Cette situation nous préoccupe et nous comprenons les réactions qu’elle suscite», a soutenu Mikes dans une publication partagée sur les réseaux sociaux.
«Depuis plus de 60 ans, notre marque est profondément ancrée dans les valeurs familiales. Les familles ont toujours été et seront toujours les bienvenues dans nos restaurants et les comportements rapportés ne reflètent pas les valeurs que nous souhaitons faire vivre à travers notre réseau. Bien que l’incident concerne un établissement en particulier, nous prenons la situation très au sérieux et effectuons les suivis nécessaires. Nous continuerons d’écouter, d’échanger et d’agir avec respect et transparence», a conclu la chaîne.
Mme Bédard a confirmé que Mikes l’avait contactée pour s’excuser et lui offrir des cadeaux, chose qu’elle affirme avoir refusée.
«Si on m’en donne à moi, il faudrait en donner à chaque famille touchée par ce manque de professionnalisme», a-t-elle soutenu. «J’ai simplement été la voix de plusieurs familles. Maintenant, ils gèrent le tout à l’interne et je leur fais confiance pour le faire.»
Jointe par Noovo Info, Mme Bédard n’a pas voulu émettre davantage de commentaires quant à cette histoire.
Des résidents de Québec indignés
Interrogés par Noovo Info, des résidents de Québec ne comprennent pas la réaction du gérant du Mikes, alors qu’il s’agit d’un «restaurant familial».
«Les enfants ont le droit d’aller au resto», a mentionné une citoyenne.
Toujours Mikes a refusé la demande d’entrevue de Noovo Info, mais a déclaré dans une réponse écrite que la chaîne de restaurants accueille «quotidiennement des familles qui y vivent des expériences accueillantes et plaisantes. Les enfants font partie intégrante de notre clientèle et leur présence est non seulement acceptée, mais valorisée».
«Nous comprenons qu’un enfant découvre son environnement, exprime sa joie et développe sa communication. Cela fait naturellement partie de la réalité des restaurants familiaux», indique-t-on. «Soyez assuré qu’un suivi est effectué auprès du franchisé sur cette expérience comme nous le faisons couramment dans nos standards d’expérience client qui ne sont pas à la hauteur de nos standards. Nous demeurons engagés à offrir une expérience chaleureuse, inclusive et respectueuse à tous ceux qui franchissent nos portes.»
Selon Florence Brouillard, spécialiste en communications, ces excuses ne suffisent pas et ne sont pas assez fortes.
«En crise, tu ne dois pas seulement dire que t’es au courant de la situation. Tu dois dire quelle action tu vas prendre.»
À voir dans la vidéo.

