Les syndiqués des Métallos à la mine Tio, de Rio Tinto Fer et Titane, à Havre St-Pierre, viennent de se doter d’un mandat de grève générale et illimitée.
Du même coup, ils ont rejeté à l’unanimité l’offre finale et globale de l’employeur.
Ils sont 261, membres d’une section locale du syndicat des Métallos, qui est affilié à la FTQ.
La mine Tio en est une d’ilménite, un minerai qui sert pour des peintures et des plastiques, notamment. Le Québec est le seul producteur d’ilménite en Amérique du Nord.
Plusieurs points sont en litige, a rapporté en entrevue le coordonnateur du syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Stéphane Néron: les salaires, le régime de retraite, le recours à la sous-traitance et la façon de calculer un «boni de vie chère», qui sert à bonifier la rémunération, en tenant compte de l’Indice des prix à la consommation (IPC).
L’offre patronale finale et globale a été jugée «insultante et irrespectueuse», affirme le syndicat des Métallos.
«La proposition patronale vient creuser un écart important entre les mineurs de Havre-Saint-Pierre et les autres mineurs de la Côte-Nord. Notre travail mérite le même respect et une rémunération équivalente», a commenté Louis Thériault, président de la section locale concernée du syndicat des Métallos.
La convention collective n’est pas encore échue; elle ne le sera que le 31 août prochain. Mais les négociations devaient commencer plus tôt, à la demande de l’employeur, note M. Néron.
Le mandat de grève, s’il venait à être exercé, ne pourrait donc l’être avant le mois de septembre.
M. Néron note que la prochaine rencontre de négociation n’est prévue qu’à la mi-août, «à moins que l’employeur communique avec nous pour nous rencontrer plus tôt».
Il n’y a pas eu de conciliation entre les parties jusqu’ici.
M. Néron rapporte que la mine est à vendre, mais qu’il est aussi possible que Rio Tinto développe une filière parallèle et continue de l’exploiter.
Contactée par courriel, la direction de Rio Tinto n’avait pas encore répondu, au moment d’écrire ces lignes.

