La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a présenté devant les médias mercredi les investissements de la métropole en matière d’itinérance. Trois mesures ont ainsi été annoncées.
Tout d’abord, une cellule de crise sera mise en place par le Groupe d’intervention tactique en itinérance (GITI). Celle-ci sera composée de représentants de l’administration municipale, du gouvernement provincial, de la Santé publique, des centres intégrés universitaires en santé et services sociaux, ainsi que du milieu communautaire. Elle se réunira de manière hebdomadaire.
Avec cette cellule, on souhaite notamment «mieux coordonner» les interventions dans les campements.
L’administration a également annoncé un investissement de plus de 20 millions de dollars (M$) sur deux ans qui ira aux arrondissements afin de leur donner «plus de moyens» – 9 M$ seront accordés en 2026 alors que cette somme sera de 11 M$ pour 2027.
Dans le cadre de cette mesure, un nouveau programme, le PIICS (Programme d’intervention en itinérance et cohabitation sociale), sera mis en place afin d’«améliorer les interventions dans les installations municipales».
Finalement, plus de 29 M$ seront consacrés sur deux ans à aider les organismes communautaires de première ligne. L’administration Martinez Ferrada veut donner davantage de prévisibilité à celles-ci. 13M$ seront donnés en 2026 et 16$M sont prévus pour 2027.
«La réalité de l’itinérance à Montréal évolue vraiment rapidement», a déclaré la mairesse en conférence de presse ajoutant que l’itinérance est de plus en plus visible à travers la métropole.
Concernant les sommes qui iront aux organismes communautaires, Benoit Langevin qui est responsable du développement social et de la cohabitation, a parlé par voie de communiqué d’un «montant record» alors qu’il a affirmé que plus de la moitié du budget annuel de Montréal va aux organismes.
«La Ville a déjà mis en place plusieurs initiatives, et aujourd’hui, on ajoute deux nouveaux programmes importants qui vont vraiment faire une différence sur le terrain.»
— Benoit Langevin, responsable du développement social et de la cohabitation
De son côté, le président du comité exécutif, Claude Pinard, a exprimé que la nouvelle cellule de crise mise en place par l’administration permet d’«assurer un leadership clair et coordonné» face à l’itinérance.

