Société

Les refuges pour animaux constatent une hausse des admissions à l’approche du 1er juillet

«Nous avons toujours vu des familles arriver en pleurant parce qu’elles ne veulent pas se séparer de leurs animaux.»

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Rocky, âgé de trois ans et proposé à l'adoption, termine sa séance de jeu avec Pascale Thibaudeau, employée de la SPCA à Montréal, au Québec, le vendredi 27 juin 2025. LA PRESSE CANADIENNE Rocky, âgé de trois ans et proposé à l'adoption, termine sa séance de jeu avec Pascale Thibaudeau, employée de la SPCA à Montréal, au Québec, le vendredi 27 juin 2025. LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

Les futurs propriétaires d’animaux de compagnie ont l’embarras du choix à la SPCA de Montréal, qu’il s’agisse de chats, de chiens, de lapins, de rats ou même d’une tortue.

C’est la haute saison et le nombre d’admissions au refuge est en hausse.

«Au cours des premiers mois de l’année, nous recevons habituellement environ 20 animaux par jour. En ce moment, nous en recevons jusqu’à 40. Nous en avons eu 69 vendredi», a déclaré Gabrielle Carrière, vétérinaire en chef de la SPCA de Montréal.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Ce phénomène se produit chaque année à cette période. La date du 1er juillet, qui approche à grands pas, combinée au coût élevé de la vie, oblige de nombreuses familles à prendre des décisions difficiles, explique Mme Carrière.

«Nous avons toujours vu des familles arriver en pleurant parce qu’elles ne veulent pas se séparer de leurs animaux. Et nous espérons que la stigmatisation ou la honte liée au fait de devoir demander de l’aide disparaîtra», a-t-elle dit.

Selon la SPCA, 52% des familles québécoises vivent avec au moins un animal de compagnie. Pourtant, 87% des logements interdisent les animaux ou imposent certaines restrictions.

Trouver du logement seul à Montréal : mission impossible en 2026 La crise du logement frappe à Montréal où la recherche de logement devient de plus en plus compliquée pour les personnes seules. Avec une hausse des loyers d’appartements une chambre de près de 60% en 5 ans, certains n’ont d’autre choix que de se tourner vers la colocation.

Une décision du tribunal du logement du Québec autorisant les animaux de compagnie dans les logements locatifs fait actuellement l’objet d’un appel.

«Nous espérons que les choses changent et que nous n’aurons plus de lois qui font obstacle aux familles qui sont déjà aux prises avec divers facteurs socio-économiques », a soutenu Mme Carrière.

Les cages du refuge Adoption Lapin Sans Abri à Québec sont déjà pleines. L’ALSA s’occupe de 90 lapins, dont 30 récemment sauvés d’une maison où il y avait des lapins dans les murs.

«Cette année, en raison du sauvetage que nous avons effectué avec tous les lapins que nous avons recueillis, sans compter le 1er juillet et les retombées de Pâques, c’est un mélange dangereux», a confié Ann Gingras, une bénévole de l’ALSA.

Ils reçoivent chaque jour des messages de personnes qui demandent s’ils peuvent recueillir leurs lapins et qu’ils doivent les refuser, sauf en cas d’urgence.

Du côté de la SPCA, on essaie toujours de trouver des solutions. Mais la situation commence à se compliquer, car davantage d’animaux pourraient être amenés au refuge avant le 1er juillet.

Olivia O'Malley

Olivia O'Malley

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CTV News Montreal Weekend Assignment Editor and Videojournalist