Le taux de fécondité au Québec est tombé à 1,33 enfant par femme en 2024, le plus bas jamais enregistré dans la province, selon un nouveau rapport publié par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La moyenne provinciale révèle toutefois d’importantes disparités régionales en matière de fécondité, d’âge maternel et de structure familiale, soulignant un fossé croissant entre les zones urbaines et rurales.
Tendances en matière de fécondité dans la province
Montréal a enregistré le taux de fécondité le plus bas au Québec, avec seulement 1,11 enfant par femme, tandis que le nord du Québec reste la seule région au-dessus du seuil de renouvellement de la population, avec 2,28 enfants par femme.
Les autres régions présentent des variations importantes. La Chaudière-Appalaches, par exemple, a enregistré l’un des taux de fécondité les plus élevés en dehors du Nord, avec environ 1,65 enfant par femme, les Laurentides avec 1,45 et la Montérégie avec 1,48.
Les mères ont des enfants plus tard
Le rapport montre que les femmes au Québec ont de plus en plus souvent des enfants à un âge plus avancé.
À Montréal, l’âge maternel moyen a atteint 33,1 ans en 2024, le plus élevé de la province.
Les régions urbaines environnantes, notamment Laval, la Montérégie et la région de Québec, affichent également une tendance à la maternité tardive, la plupart des naissances ayant lieu après 30 ans.
Dans les régions rurales et éloignées, cependant, en particulier dans le nord du Québec, de nombreuses femmes continuent d’avoir des enfants à un âge plus jeune, avec un nombre notable de naissances avant 25 ans.

