Société

Les Québécois passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux

Plusieurs déclarent avoir du mal à s’empêcher de consulter leurs flux pendant leur temps libre.

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cellulaire Young woman using cell phone to send text message on social network at night. Closeup of hands with computer laptop in background (iStock)

Une étude de l’Université Laval a révélé que les Québécois passent près d’une heure de plus par jour sur les réseaux sociaux qu’il y a un an.

Une enquête NETendances menée avec l’Académie de la transformation numérique (ATN) de l’Université de Laval montre que les utilisateurs de la province passent trois heures et 41 minutes par jour sur une plateforme, soit 51 minutes de plus qu’il y a un an.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Le monde réel

Les hommes (72 minutes de plus) et les utilisateurs de plus de 55 ans (77 minutes de plus) ont enregistré la plus forte augmentation de leur consommation des réseaux sociaux.

Les vidéos verticales semblent être le catalyseur de ce changement d’habitudes, les utilisateurs déclarant passer environ deux heures de plus par jour (trois heures 48 minutes contre une heure 47 minutes) sur TikTok et Instagram que sur les autres plateformes.

«Ces plateformes s’appuient sur des algorithmes de recommandation de plus en plus sophistiqués, capables d’anticiper avec précision les contenus susceptibles d’attirer l’attention», explique Astrid Alemao, chercheuse en chef. «Elles optimisent également en permanence leurs interfaces à l’aide de micro-ajustements testés à grande échelle afin de prolonger le temps passé en ligne.»

Au lit ... avec votre téléphone

Selon l’étude, toutes les tranches d’âge déclarent avoir du mal à s’empêcher de consulter leurs flux pendant leur temps libre.

Plus de la moitié (53 %) des utilisateurs de réseaux sociaux déclarent consulter Instagram, Facebook, TikTok ou X pendant leur temps libre.

Beaucoup disent qu’ils consultent également leur téléphone lorsqu’ils sont au lit.

Le temps d’écran augmente chez les jeunes adultes... et les aînés Les adolescents ne sont pas les seuls à avoir une utilisation intensive des écrans. Une enquête de la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal et de l’Université Concordia révèle que les jeunes adultes ont un temps d’écran quotidien élevé, et un autre groupe ressort du lot: les aînés de 65 ans et plus.

Les applications sont fréquemment consultées au moment du coucher (41 %) et tôt le matin (38 %).

Parmi les 18-34 ans, 72 % déclarent consulter leur téléphone dès leur réveil et 65 % avant de s’endormir.

Dans cette tranche d’âge, 52 % déclarent consulter leur téléphone pendant les repas et 51 % déclarent utiliser leur téléphone dans la salle de bain.

«La consultation du téléphone devient automatique, et le temps total passé sur les réseaux sociaux augmente presque sans que l’utilisateur en soit pleinement conscient», explique Alex Baudet, professeur en numérique et réseaux sociaux à l’Université Laval.

Lutter contre l’envie

Bien que les chiffres soient en hausse, les utilisateurs admettent qu’ils essaient de réduire leur consommation.

Près de la moitié des personnes interrogées (47 %) déclarent qu’elles mettent en place des stratégies pour limiter leur utilisation.

Désactiver les notifications (25 %), se désabonner de pages ou de comptes (21 %) ou supprimer l’application (20 %) sont quelques-unes des stratégies mentionnées par les utilisateurs.

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Les flux locaux en hausse

L’enquête révèle également que les plateformes vidéo canadiennes et québécoises telles que Crave (croissance de 25 %) et Club Illico (croissance de 18 %) sont en hausse au Québec, tandis que d’autres ont connu une baisse, comme Disney+ (baisse de 3 % à 21 %).

Netflix a enregistré une baisse de 54 à 52 % du nombre d’utilisateurs, et Amazon Prime Video est passé de 41 à 39 %.