Société

Les Québécois gagnent une heure de sommeil dans la nuit de samedi à dimanche

Ce ne sont toutefois pas toutes les provinces ou tous les territoires qui connaîtront ce changement d’heure.

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Un homme traverse la vapeur qui s'échappe d'une bouche d'aération d'un immeuble du centre-ville alors que le soleil se lève à Vancouver, en Colombie-Britannique, le vendredi 19 février 2010. LA PRESSE CANADIENNE/Darryl Dyck Un homme traverse la vapeur qui s'échappe d'une bouche d'aération d'un immeuble du centre-ville alors que le soleil se lève à Vancouver, en Colombie-Britannique, le vendredi 19 février 2010. LA PRESSE CANADIENNE (DARRYL DYCK)

Les Québécois gagneront une heure de sommeil la nuit prochaine, alors que l’heure normale sera de retour à 2 h au petit matin, dimanche.

Ce ne sont toutefois pas toutes les provinces ou tous les territoires qui connaîtront ce changement: la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Manitoba, le nord-ouest de l’Ontario et les Territoires du Nord-Ouest ont en effet tous choisi cette année de conserver l’heure d’été.

Les enfants qui se rendent à l’école, les travailleurs de la construction qui partent sur leur chantier et les amateurs de sensations fortes qui se dirigent vers les pistes de ski font partie de ceux qui devront faire face au défi des matins plus sombres dans les mois à venir.

À Winnipeg, le soleil ne se lèvera pas avant près de 9 h 30 à la fin du mois de décembre. À Edmonton, le lever du soleil aura lieu vers 9 h 50 à cette période. À Prince Rupert, en Colombie-Britannique, ce ne sera qu’après 10 h. En contrepartie, les soirées seront plus lumineuses.

Au Québec, le nouveau gouvernement provincial a affirmé que le changement d’heure de dimanche sera le dernier. La ministre de la Justice, Marie-Claude Sarrazin, a annoncé cette semaine que le gouvernement du Parti québécois déposera un projet de loi pour concrétiser ce changement.

«Nous allons agir correctement et intelligemment en prenant le temps d’entendre les spécialistes et la population, tout comme les oppositions, pour valider ce qui semble être un consensus à l’effet que le changement d’heure est une pratique du passé. Nous allons également nous assurer de bien préparer le terrain et de bien déterminer s’il serait préférable d’opter pour l’heure d’été ou pour l’heure normale», a dit Mme Sarrazin, par voie de communiqué.

Toutefois, les décisions de mettre fin aux changements d’heure, prises en réponse à un large soutien populaire, ont soulevé des préoccupations en matière de sécurité et de santé, ainsi que certains défis pratiques dans les autres provinces.

L’Agence des services frontaliers du Canada, par exemple, a modifié ses horaires à 26 postes-frontières terrestres afin de s’aligner sur ceux des États américains, où les horloges reculeront encore d’une heure au petit matin dimanche. L’agence indique que cette mesure sera plus claire pour les voyageurs et garantira qu’aucune personne refoulée à la frontière ne se retrouve bloquée.

Les choses vont cependant se simplifier à une autre frontière. Les habitants de Lloydminster, ville située à la fois en Alberta et en Saskatchewan, n’auront plus à jongler entre différents fuseaux horaires cet hiver, puisque l’heure avancée permanente des Rocheuses de l’Alberta s’alignera sur l’heure normale centrale permanente de la Saskatchewan.

«Nous sommes ravis que cela soit enfin fait», a dit le maire Gerald Aalbers.

Il n’est pas certain que ces changements perdurent. D’autres pays qui ont tenté d’adopter l’heure d’été permanente ont abandonné cette initiative après quelques années, notamment la Russie et le Chili il y a une dizaine d’années, ainsi que les États-Unis, qui ont fait l’essai dans les années 1970.

Avec des informations de Ian Bickis, Brittany Hobson et de Dayne Patterson pour La Presse Canadienne