Montréal est la ville la plus généreuse du Canada en matière de pourboires, avec une moyenne de 14,5 %, selon Lightspeed Commerce, un fournisseur de logiciels de point de vente et de commerce électronique.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
L’entreprise souligne que la ville devance Vancouver (13,4 %) et Toronto (12,3 %).
Les données montrent que 41 % des Montréalais laissent un pourboire compris entre 11 et 15 %, tandis que 37 % laissent un pourboire compris entre 16 et 20 % — ce qui représente la répartition des pourboires la plus généreuse parmi toutes les grandes villes canadiennes.
Par ailleurs, les chiffres montrent que seuls 22 % se sentent mis sous pression par les écrans de pourboires numériques, contre 30 % à l’échelle nationale.
«C’est à Montréal que l’on donne le plus de pourboires et où l’on se sent le moins contraint de le faire.»
— Extrait d’une étude de Lightspeed Commerce
Les Montréalais sont également considérés comme les moins préoccupés par la taille des portions et la teneur en sodium, par rapport aux autres grandes villes canadiennes.
«Seuls 23 % des Montréalais font davantage attention à la taille de leurs portions qu’auparavant, contre 32 % à l’échelle nationale», indiquent les données. «La demande de produits à faible teneur en sodium ne s’élève qu’à 13 % à Montréal, contre 24,5 % à l’échelle nationale — soit la moitié du taux national.»
Par ailleurs, l’enquête révèle que 36 % des Montréalais n’ont jamais rédigé d’avis sur un restaurant, contre 26 % à l’échelle nationale.
«Ils mangent, ils se régalent, mais ne disent rien sur Internet», ironise l’entreprise. «Lorsqu’ils laissent un avis, Google domine: 62,5 % des auteurs d’avis à Montréal utilisent Google, contre 53 % à l’échelle nationale.»
Selon cette enquête, Montréal est également la ville canadienne où les prix des repas sont les moins contraignants: 27 % des personnes interrogées déclarent partager leurs plats pour des raisons financières, contre 37 % dans le reste du pays.
Mauvais service
Dans l’ensemble, l’enquête révèle que le Canada occupe la première place au niveau mondial en matière de «ne rien faire lorsque la qualité du service laisse à désirer».
Il en ressort que près d’un client canadien sur quatre (22 %) reconnaît ne rien dire lorsque quelque chose ne va pas, alors que 82 % d’entre eux affirment que l’attention du personnel est importante à leurs yeux.
«Les restaurants perdent des clients sans qu’aucun élément ne permette d’expliquer pourquoi», souligne l’entreprise, qui précise que 60 % des personnes interrogées ont avoué ne laisser que rarement, voire jamais, d’avis.
Une étude menée à Montréal en 2025 révèle que 37 % des Montréalais citent l’impolitesse des serveurs comme leur principale source de frustration au restaurant, et 48 % d’entre eux affirment qu’ils ne reviendront pas si le service est médiocre.

