Société

Les ingénieurs du gouvernement mettent fin à leur grève

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Un chantier de construction routière, à Lévis, le 19 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Un chantier de construction routière, à Lévis, le 19 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot (Jacques Boissinot)

MONTRÉAL — Le syndicat qui représente les 1900 ingénieurs qui travaillent pour le gouvernement du Québec, principalement au ministère des Transports, met fin à sa grève à compter de lundi 7 h.

La grève illimitée des membres de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) — un syndicat indépendant des centrales — a débuté le 6 juillet.

Plus tôt cette semaine, des associations de constructeurs et du secteur du génie-conseil se plaignaient des répercussions sur les chantiers, après plus d’un mois de grève des ingénieurs du gouvernement. Elles affirmaient qu’environ 150 chantiers étaient ainsi ralentis ou paralysés.

Vendredi après-midi, le syndicat fait savoir qu’à la suite de discussions intensives en médiation, il a accepté de soumettre à ses membres une proposition d’entente présentée par le conciliateur-médiateur.

Celle-ci doit d’abord passer l’étape du conseil d’administration de l’APIGQ. Elle sera présentée aux membres lors d’une assemblée, vendredi prochain, puis ceux-ci seront ensuite appelés à voter.

«Le comité de négociation considère qu’il s’agit d’un règlement satisfaisant, notamment au regard du contexte politique actuel», indique l’APIGQ, par voie de communiqué. Le syndicat n’accorde pas d’entrevue.

L’APIGQ précise qu’«advenant son acceptation par les membres, le Secrétariat du Conseil du trésor a convenu de recommander favorablement l’entente à ses autorités».

Le cœur du litige portait sur l’octroi d’une «enveloppe sectorielle» dont l’APIGQ voulait bénéficier pour ses membres.

Cette enveloppe permettrait d’aller au-delà des augmentations salariales de 17,4 % sur cinq ans qu’ont obtenues l’ensemble des employés de l’État, pour des catégories d’emplois jugées prioritaires. L’APIGQ estime que, vu l’état des infrastructures, les ingénieurs devraient être considérés comme prioritaires.

La négociation pour le renouvellement de la convention collective de l’APIGQ est très longue. La convention est échue depuis le 31 mars 2023, soit en même temps que celles des travailleurs des secteurs public et parapublic.

Ces ingénieurs travaillent principalement au ministère des Transports, mais aussi à ceux de l’Environnement, des Ressources naturelles, de la Cybersécurité et des Affaires municipales.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

Lia Lévesque

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Journaliste