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Les États-Unis considérés comme une menace potentielle pour la souveraineté canadienne

Selon un sondage, 64% des répondants se disent préoccupés par la situation.

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Des personnes brandissent un grand drapeau canadien lors d'un rassemblement organisé en réponse aux menaces du président américain Donald Trump à l'égard de la souveraineté canadienne, sur la Colline du Parlement à Ottawa, le dimanche 9 mars 2025. Des personnes brandissent un grand drapeau canadien lors d'un rassemblement organisé en réponse aux menaces du président américain Donald Trump à l'égard de la souveraineté canadienne, sur la Colline du Parlement à Ottawa, le dimanche 9 mars 2025. (Justin Tang/The Canadian Press)

Près des deux tiers des Canadiens interrogés se disent préoccupés par le fait que les États-Unis pourraient constituer une menace pour la souveraineté du Canada, selon de nouvelles données de Nanos Research.

Selon le sondage, 64% des répondants se disent préoccupés, tandis que 19% se disent non préoccupés et 17% se disent neutres quant à la menace que pourraient représenter les États-Unis pour la souveraineté canadienne.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Si l’on ventile les résultats par groupe démographique, les Canadiens âgés de 55 ans et plus sont les plus préoccupés, tandis que les femmes sont également plus susceptibles d’être préoccupées que les hommes (69,3 % contre 57,9 %) et que les habitants du Canada atlantique sont plus susceptibles d’être préoccupés que ceux des Prairies.

Le président américain Donald Trump a menacé pour la première fois de faire du Canada le 51e État il y a plus d’un an, et pendant des mois, il a qualifié l’ancien premier ministre Justin Trudeau de « gouverneur ».

Mark Carney appelle à l'unité et mise sur les valeurs canadiennes Prononçant un discours à Québec pour lancer une retraite de son cabinet, le premier ministre Mark Carney a affirme que rester fidèle aux valeurs du Canada est essentiel pour préserver la souveraineté du pays.

Malgré plusieurs échéances manquées pour conclure un nouvel accord économique et de sécurité entre les deux pays, Trump a signalé au cours de l’été qu’il était davantage disposé à travailler avec le remplaçant de Trudeau, Mark Carney.

Puis, dans le contexte d’une guerre commerciale qui dure depuis maintenant un an, Trump a qualifié Carney de «gouverneur» pour la première fois à la fin du mois dernier, après que le premier ministre ait signé un nouvel accord avec la Chine autorisant l’entrée de 49 000 véhicules électriques chinois sur le marché canadien.

Un récent rapport de Bloomberg à Washington suggère quant à lui que le président envisage de se retirer complètement de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Cet accord doit être révisé cette année.

Trump s’est depuis intéressé au Groenland, un territoire autonome danois, insistant sur le fait qu’il doit «acquérir» l’île pour des raisons de sécurité nationale.

Il a également fait des commentaires sur la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental, notamment dans un message publié sur les réseaux sociaux par le département d’État américain, qui le qualifie de «notre» hémisphère.

Nanos Research a également recueilli des données sur la question de savoir si les Canadiens pensent que les États-Unis se retireront de l’OTAN.

L’élection du PQ, un «désastre»: Doug Ford fait du mauvais théâtre, selon PSPP Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, fait du «mauvais théâtre» lorsqu’il prétend que l’élection du Parti québécois (PQ) serait un «désastre» pour le Canada.

Si Trump a affirmé que les États-Unis «seront toujours là pour l’OTAN», il a également vivement critiqué l’alliance et déclaré à plusieurs reprises que les États-Unis n’en avaient «jamais eu besoin».

Selon Nanos Research, plus de la moitié des Canadiens pensent que Trump est susceptible ou assez susceptible de quitter l’OTAN, avec respectivement 14 % et 44 %.

Vingt-trois pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’elles pensaient qu’il était peu probable que le président américain quitte l’alliance, et 11 % ont déclaré qu’elles pensaient que c’était improbable.

Méthodologie: Nanos a mené une enquête aléatoire hybride par téléphone et en ligne à double cadre (lignes fixes et mobiles) auprès de 1 009 Canadiens âgés de 18 ans ou plus, entre le 31 janvier et le 4 février 2026, dans le cadre d’une enquête omnibus. Les participants ont été recrutés au hasard par téléphone par des agents en direct. L’échantillon comprenait à la fois des lignes fixes et des lignes mobiles à travers le Canada. Les résultats ont été vérifiés statistiquement et pondérés en fonction de l’âge et du sexe à l’aide des dernières informations du recensement, et l’échantillon a été stratifié géographiquement afin d’être représentatif du Canada. La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.