Le programme québécois de bracelets antirapprochements affiche un taux de conformité élevé depuis son lancement il y a quatre ans, selon l’un de ses centres de surveillance.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Les Commissionnaires du Québec constituent l’un des deux centres de surveillance engagés par la province pour coordonner, en collaboration avec les forces de l’ordre, la surveillance des déplacements des délinquants.
Les bracelets de surveillance ont été mis en place en 2022 par le gouvernement provincial dans le but d’assurer la sécurité des victimes de violence entre partenaires intimes.
«Nous veillons à ce que les victimes bénéficient de la confidentialité et puissent vaquer à leurs occupations quotidiennes sans se sentir surveillées. Le centre de surveillance ne connaît pas l’emplacement d’une victime, sauf en cas de danger ou de situation de proximité», a expliqué Gustav Nadeau Söderström, directeur des projets et de l’innovation.
Selon le centre, si un agresseur s’approche à l’intérieur du périmètre fixé par le tribunal autour de sa victime, une alerte sonore puissante se déclenche sur son bracelet de surveillance, et il est invité à reculer. La police est appelée à intervenir si les contrevenants ne se conforment pas à cette consigne.
Renforcement de la sécurité
Mais dans ce centre, le taux de conformité est de 96 %, ce qui signifie que presque tous les avertissements sont résolus sans intervention policière, précise le centre.
«Nous gérons la situation sans que les victimes aient à recevoir cet appel et nous assurons leur sécurité en même temps; ainsi, nous évitons d’appeler», a-t-il déclaré.
Melpa Kamateros, directrice générale de l’organisme Bouclier d’Athena, faisait partie des nombreuses voix qui réclamaient la mise en œuvre du programme de bracelets de suivi.
«Cela renforce la sécurité et réduit le risque que le partenaire violent s’approche et ait l’occasion de tuer son ex-épouse, sa conjointe ou ses enfants», a affirmé Mme Kamateros.
«C’est la première fois que la responsabilité de la violence — au lieu d’incomber à la victime, qui doit se protéger elle-même — est directement attribuée à la personne violente.»

