L’enseigne de style Las Vegas du Motel La Bourgade est un repère familier le long du tronçon de l’autoroute 20 qui traverse Vaudreuil-Dorion.
«L’enseigne est très connue partout», a affirmé la propriétaire, Lyne Dessurealt, dont le père, Éloi, a acheté le motel en 1984. «Elle est là depuis je ne sais quand, c’est une icône. Tout le monde connaît l’enseigne. Tout le monde connaît l’endroit.»
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La semaine dernière, l’enseigne a pris feu, ne laissant qu’une imposante carcasse métallique à l’endroit où elle se dressait autrefois.
«Nous n’avons aucune idée de la cause de l’incendie. C’est peut-être un problème électrique. Nous ne savons pas», a expliqué Mme Dessureault.
Elle précise que, comme l’enseigne fait partie intégrante de leur image de marque, ils souhaitaient la remplacer. Elle s’attendait à ce que certaines modifications soient nécessaires, mais la Ville de Vaudreuil-Dorion leur a plutôt accordé 20 jours pour démolir la structure.
«On m’a dit que je devais retirer l’enseigne. Je n’ai même pas le droit de la réparer, je n’ai pas le droit d’en faire quoi que ce soit», a-t-elle déploré.
La Ville de Vaudreuil-Dorion a refusé une demande d’entrevue, mais a déclaré dans un communiqué à CTV News qu’un règlement d’urbanisme adopté en 2017 interdit les enseignes sur poteaux. Comme le motel est assujetti à ce règlement, il ne peut pas reconstruire l’enseigne telle qu’elle était.
En vertu du nouveau règlement, les enseignes commerciales doivent être plates et fixées contre un mur. Mme Dessureault a déclaré que cela nuirait à la visibilité de son entreprise.
«Comment les gens vont-ils me trouver? Comment vont-ils louer des chambres? Comment vais-je survivre sans aucune publicité devant mon établissement?», s’est interrogée la propriétaire.
Mme Dessureault a publié des messages au sujet de l’enseigne sur les médias sociaux, et elle affirme avoir été submergée par les commentaires des gens, dont beaucoup fréquentaient autrefois la discothèque qui se trouvait à cet endroit, ou qui passent devant quotidiennement. «C’était comme une vague d’amour que les gens éprouvent pour cette enseigne, et par extension pour le quartier.»

