Le terrain sur lequel se trouve le Collège Villa Maria à Montréal est mis en vente.
La congrégation propriétaire du terrain a indiqué jeudi que la mise en vente avait été décidée après que deux conditions nécessaires à cette procédure eurent été remplies.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame ont précisé que tout acquéreur devra respecter le bail de l’établissement, qui expire en 2030, et négocier un nouveau bail d’une durée minimale de deux ans à partir de là.
De plus, la centaine de religieuses vivant à la résidence Bon-Secours seront relogées dans des résidences pour personnes âgées adaptées au cours des deux prochaines années.
«Notre souhait sincère est que le Collège Villa Maria poursuive sa mission le plus longtemps possible», a réagi la Sœur Ona Bessette, supérieure générale de la Congrégation de Notre-Dame, dans un communiqué de presse. «Conscientes de l’importance d’offrir de la prévisibilité aux familles, au personnel et à la communauté, nous avons tenu à ce que les conditions de vente prévoient des engagements concrets : le respect du bail actuel jusqu’en 2030 et l’obligation, pour l’acheteur, de négocier avec le Collège un nouveau bail d’une durée minimale de deux ans.»

Le site sur lequel il se trouve est à vendre. Les offres seront évaluées selon les critères supplémentaires suivants:
- La préservation des espaces verts;
- La protection du caractère patrimonial du site;
- L’adhésion aux valeurs de la Congrégation;
- La juste valeur marchande de la propriété.
- Le Collège dispose également d’un son droit de premier refus suite à la considération d’une offre par la Congrégation qu’elle est disposée à accepter
La Congrégation entend préserver l’avenir du domaine de la Villa Maria «dans le respect de son patrimoine, de son environnement naturel et de son cadre urbanistique», précise le communiqué.
Le Vatican doit approuver la vente, et tout produit net de celle-ci sera affecté à une dotation destinée à soutenir les élèves vulnérables des écoles publiques du Québec, précisent les sœurs.
Ce domaine de plus de 500 000 mètres carrés, situé dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, abrite les résidences Bon-Secours, Sacré-Cœur et Notre-Dame-de-Grâce, ainsi que les bureaux administratifs de la congrégation, en plus de l’école fondée il y a 170 ans.
C’est Marguerite Bourgeoys, une religieuse du XVIIe siècle, qui a fondé cette congrégation, engagée dans des établissements d’enseignement pour filles à travers le monde.

