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Le styliste et grand couturier italien Valentino est décédé à 93 ans

Les funérailles se tiendront vendredi à la Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des Martyrs, à Rome.

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Le créateur de mode italien Valentino Garavani assiste à une conférence de presse au musée du Capitole à Rome, le mercredi 13 juin 2007, à l'occasion du 45e anniversaire de la fondation Valentino Maison. Le créateur de mode italien Valentino Garavani assiste à une conférence de presse au musée du Capitole à Rome, le mercredi 13 juin 2007, à l'occasion du 45e anniversaire de la fondation Valentino Maison.

Le grand couturier italien Valentino, emblème de la mode italienne et ami des vedettes, est mort lundi à 93 ans, salué par de nombreuses personnalités.

Quelques mois après Giorgio Armani, cette autre figure majeure de la haute couture est décédé à son domicile à Rome, a indiqué la Fondation Valentino Garavani sur Instagram.

«Nous avons perdu un vrai maestro dont on se souviendra toujours pour son art», a commenté Donatella Versace sur le même réseau.

«Aujourd’hui l’Italie perd une légende, mais son héritage continuera d’inspirer des générations. Merci pour tout», a déclaré la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, sur le réseau X. Ses funérailles se tiendront vendredi à la Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des Martyrs, à Rome, à 11h (heure locale), selon la Fondation.

Les créations de Valentino Garavani, cousues entièrement à la main dans des matières nobles et à même la peau, épousaient la silhouette avec des points d’ancrage aux épaules et à la taille. Pour lui, «une femme doit faire tourner les têtes quand elle entre dans une pièce».

Artisanat et modernité

Pour Carlo Capasa, président de la chambre de commerce de la mode italienne, «son esthétique, cohérente et rigoureuse, n’a jamais couru après les tendances, mais a su unir mémoire artisanale et modernité, contribuant de manière décisive à la reconnaissance de la mode italienne dans le monde».

«Au fil de son parcours, il a élevé la haute couture au rang de patrimoine culturel de notre pays, laissant un héritage profond pour l’ensemble du système», a souligné Carlo Capasa dans un communiqué.

Valentino s’était fait une spécialité d’habiller et de sympathiser avec le tout Hollywood, d’Elisabeth Taylor à Ava Gardner, Lana Turner ou Audrey Hepburn en passant par Sharon Stone, Julia Roberts ou encore Gwyneth Paltrow.

Son carnet d’adresse rassemblait tout le gotha. Sa rencontre avec Jackie Kennedy en 1964 est déterminante. Il lui refait sa garde-robe et elle choisit, pour se marier avec Onassis en 1968, un modèle ivoire rehaussé de dentelle tirée de sa fameuse «Collection blanche».

Le succès est immense aux États-Unis. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York. Dès lors, Valentino, considéré comme le porte-parole de la haute-couture de son pays, associe l’artisanat italien, la couture française et le prêt-à-porter américain.

Sa marque avait été vendue au fonds d’investissement qatari Mayhoola et devait être rachetée par le groupe Kering, qui est déjà à son capital. Mais le géant du luxe a prolongé son option d’achat jusqu’en 2029.

L’arrivée du réputé styliste Alessandro Michele au printemps 2024 a cependant amené un vent de fraîcheur sur la marque.

Prénommé Valentino en hommage à la vedette du cinéma muet, le couturier au teint éternellement hâlé et au brushing figé, était né le 11 mai 1932 à Voghera, une petite ville au sud de Milan, dans une famille bourgeoise.

Très jeune, il se passionne pour la mode. Après un passage par Paris, il ouvre sa maison à Rome en 1960 avec l’aide de Giancarlo Giammetti, son compagnon et partenaire indéfectible jusqu’à sa retraite en 2008. Cet homme d’affaires et de goût saura transformer la maison Valentino en marque internationale au gré de rachats successifs.