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Le projet de loi 1 trop restreignant? Des éducatrices ferment leur garderie en milieu familial

«Je ne me trouvais pas libre de décider», indique une ancienne éducatrice.

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Accréditation des garderies en milieu familial: une mesure qui ne fait pas l'unanimité À compter du mois prochain, tous les services de garde en milieu familial devront être accrédités. Toutefois, la mesure est encore loin de faire consensus alors que la loi 1 a été adoptée il y a quatre ans.

À compter du mois prochain, tous les services de garde en milieu familial devront être accrédités, mais quatre ans après l’adoption de la loi 1, la mesure est encore loin de faire consensus.

Certaines éducatrices à la petite enfance ont même décidé de fermer leur garderie en milieu familial. C’est le cas de Johanne Croze, qui a œuvré pendant 29 ans dans le milieu.

«Je ne me trouvais pas libre de décider», affirme-t-elle.

Notons que le projet de la loi 1, qui a été adopté en 2022, oblige tous les services de garde en milieu familial à obtenir une reconnaissance du gouvernement.

«Parmi les exigences à respecter, on retrouve notamment la formation obligatoire et on ajoute à ceci une formation de perfectionnement annuel et d’avoir un programme éducatif favorisant le développement de l’enfance. Elles (les éducatrices) seront soumises à la surveillance d’un bureau coordonnateur avec trois visites à l’improviste par année», explique Silvana Wallace, vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec.

Même si Mme Croze a décidé de fermer son milieu familial, elle a pris le temps de trouver une place pour tous les enfants qu’elle gardait.

Elle ne voulait pas que le gouvernement s’immisce dans ses faits et gestes.

«Ça n’a rien à voir avec les visites surprises. Je sais que mon service de garde aurait répondu à tous les critères, mais moi, je ne voulais pas que le gouvernement me dise quoi faire et comment le faire», dit-elle.

Le travail des éducatrices en milieu familial a vécu de nombreuses transformations dans les dernières années. C’est une profession qui est parfois mal comprise, selon Jeannette Olmos, responsable d’un service de garde en milieu familial subventionné depuis plus de 25 ans.

«Pour moi, c’est important d’être accréditées et c’est aussi une façon de rassurer les parents. Ça nous protège aussi dans tout ce qui touche à la loi et la protection pour les enfants», indique-t-elle, ajoutant que le choix de certaines éducatrices de fermer leur service de garde était probablement lié aux nombreuses exigences et paperasses qui allaient s’ajouter à leur quotidien.

La loi 1 entrera en vigueur le 1ᵉʳ septembre, mais mardi, le gouvernement du Québec a accordé un sursis aux services de garde éducatifs en milieu familial qui sont actuellement dans le processus pour obtenir une accréditation.

Le ministère de la Famille a indiqué à Noovo Info que l’objectif du projet de loi 1 est d’accroître la qualité du réseau afin d’assurer la sécurité des tout-petits.

«L’une des façons d’y arriver est de passer par l’intégration à terme des personnes non reconnues dans le réseau», explique le gouvernement.

Pour tous les autres milieux des services de garde qui n’ont pas obtenu de reconnaissance du gouvernement, ils pourront seulement accueillir deux enfants au lieu de six, ou bien des enfants qui proviennent de la même famille.

Actuellement, partout au Québec, on parle d’un peu plus de 1000 services de garde en milieu familial qui ne sont toujours pas accrédités.

À voir dans la vidéo.