L’Office québécois de la langue française (OQLF) s’intéresse à un restaurant de déjeuner très populaire du quartier Saint-Henri, à Montréal.
La controverse porte sur le mot «nosh».
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Arthurs Nosh Bar, situé sur la rue Notre-Dame Ouest, est réputé pour ses crêpes moelleuses et sa cuisine juive réconfortante.
Cependant, il a récemment attiré l’attention de l’OQLF en raison du mot yiddish inscrit sur la vitrine.
«Nosh est un mot yiddish qui signifie “manger un morceau”, comme grignoter», a expliqué Raegan Steinberg, propriétaire du Nosh Bar d’Arthur.
Mardi, Mme Steinberg a déclaré avoir reçu une lettre indiquant que l’enseigne du restaurant n’était pas conforme à la loi sur la langue du Québec.
«Bar est en français ou en anglais, c’est bilingue, mais nosh, qui est un mot yiddish, n’est pas conforme », a-t-elle déclaré.

Ce mot figure également dans les dictionnaires anglais avec la même définition, et l’OQLF a précisé que le français doit occuper deux fois plus d’espace que toute autre langue visible sur les enseignes publiques.
Bien que nosh ne soit écrit qu’en petites lettres au bas de deux des vitrines, Mme Steinberg affirme que l’OQLF ne considère pas non plus que son enseigne principale soit en français.
«Arthur’s ne compte ni dans un sens ni dans l’autre, car c’est un nom», a-t-elle dit.
Arthur’s Nosh Bar est un nom de marque déposée.
Dans un communiqué, l’OQLF a écrit : «Nous n’exigeons pas des entreprises qu’elles modifient leurs marques de commerce et ne leur imposons pas de solutions.»
«De plus, le règlement prévoit une certaine souplesse. Une entreprise peut conserver sa signalisation actuelle et y ajouter des éléments qui assurent la prédominance claire du français, comme une description ou un slogan, par exemple», a-t-on ajouté.
Mme Steinberg affirme qu’elle n’est pas encore prête à accepter cela.
«La beauté de Montréal, c’est que nous sommes cette incroyable ville multiculturelle, et nous sommes tellement diversifiés, surtout dans le domaine de l’alimentation et de la scène culinaire», a-t-elle dit. «Je pense qu’il doit y avoir une meilleure façon de concilier la préservation de la langue française et la célébration des autres cultures.»
Même si elle est prête à collaborer avec les inspecteurs, elle dit mal vivre les interruptions pendant qu’elle tente de faire fonctionner son entreprise.

