Pour certains Canadiens, la décision de mettre fin à un mariage n’est pas uniquement motivée par l’état de leur relation. Elle est également influencée par leur situation financière.
Un nouveau sondage de BMO suggère que la hausse du coût de la vie et l’incertitude économique générale influencent le moment où les Canadiens choisissent de se séparer, beaucoup d’entre eux reportant cette décision parce qu’ils n’ont tout simplement pas les moyens d’en assumer les conséquences financières.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Le sondage a révélé que près de deux Canadiens sur cinq (37%) ayant divorcé ou s’étant séparés ont déclaré que le coût financier du divorce ou de la séparation légale les avait maintenus dans leur mariage plus longtemps qu’ils ne le souhaitaient.
La même proportion de répondants a indiqué que l’incertitude économique, notamment les inquiétudes liées à la stabilité de l’emploi et à l’inflation, avait influencé le moment choisi pour leur divorce ou leur séparation.
Selon le sondage, l’argent reste une source importante de tension au sein des relations. Plus d’un quart (28%) ont mis leur divorce ou leur séparation légale en attente, 32% invoquant des préoccupations liées aux coûts financiers de la procédure, 27% déclarant ne pas avoir les moyens de vivre dans des logements séparés et 18% citant l’incertitude économique, comme l’inflation et la sécurité de l’emploi.
Ce sondage arrive à un moment où l’accessibilité financière demeure l’une des principales préoccupations des Canadiens. Un sondage distinct mené par Ipsos a révélé que l’inflation et le coût de la vie continuent de figurer parmi les enjeux les plus pressants auxquels le pays est confronté.
Le sondage suggère également que, pour de nombreux Canadiens, le mariage est de plus en plus considéré sous un angle financier. Près de la moitié (47 %) des Canadiens ayant été mariés ont déclaré que se marier représentait un engagement financier plus important qu’un engagement émotionnel.
Ce point de vue était particulièrement répandu parmi les jeunes générations, 56% des milléniaux et 54% des répondants de la génération Z étant d’accord.
De nombreux Canadiens ont également déclaré que les réalités financières de la vie conjugale s’avéraient plus exigeantes que prévu. Près des deux tiers (63%) ont indiqué que le mariage exigeait plus de planification financière continue qu’ils ne l’avaient prévu, tandis que près de la moitié (48%) ont soutenu que la gestion des finances en couple était plus difficile que la gestion des aspects émotionnels ou romantiques de la relation.
Les pressions financières semblent commencer avant même que les couples n’échangent leurs vœux. Plus de quatre répondants sur dix (44%) ont affirmé que les aspects financiers du mariage ou de l’organisation d’un mariage étaient plus difficiles à gérer que l’engagement envers leur partenaire. Les milléniaux étaient les plus enclins à partager ce point de vue, 53% d’entre eux étant d’accord.
La hausse du coût de la vie pourrait également influencer les étapes importantes d’une relation. Un tiers (33%) des Canadiens ont ressenti une pression pour emménager avec leur partenaire afin de faire des économies.
