Le ministère de la Défense nationale va de l’avant avec l’achat de plus d’une vingtaine de systèmes de roquettes d’artillerie à haute mobilité (HIMARS) M142 auprès des États-Unis, dans le cadre d’un contrat de 2,6 milliards de dollars visant à équiper l’Armée canadienne.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Le gouvernement fédéral a indiqué mardi que l’accord visant à acheter 26 de ces systèmes de missiles à longue portée auprès du géant américain de la défense Lockheed Martin a été conclu en janvier dans le cadre du programme américain de ventes militaires à l’étranger (Foreign Military Sales) et comprend un stock initial de munitions, de pièces de rechange, ainsi que des services de formation et de soutien.
Les systèmes de missiles ne devraient pas être expédiés au Canada avant 2029; toutefois, un porte-parole de la Défense nationale a déclaré à CTV News en novembre que les troupes canadiennes commenceraient probablement à s’entraîner sur la plateforme avant l’arrivée des unités.
L’acquisition des HIMARS répond à un engagement majeur de la mise à jour de la politique de défense de 2024, qui promettait une capacité de frappe à longue portée pour l’Armée canadienne.
Cet achat soutient également l’engagement du gouvernement fédéral à respecter ses objectifs de dépenses au titre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, a souligné la Défense nationale dans un communiqué de presse mardi.
«À l’heure actuelle, aucun fabricant canadien ne produit ce système ni les missiles à longue portée connexes», indique le communiqué, ajoutant que le système n’est disponible que par l’intermédiaire du gouvernement américain, et non sur le marché commercial.
L’armée s’appuie actuellement principalement sur des canons d’artillerie de type obusier traditionnels d’une portée maximale de 40 kilomètres. En revanche, le HIMARS peut être équipé de munitions à guidage de précision capables de frapper des cibles situées à plus de 300 kilomètres, ce qui améliore considérablement les capacités de frappe à longue portée de la force.
La Défense nationale précise que ces systèmes sont également conçus pour intégrer de futures capacités de missiles antinavires terrestres afin de défendre les côtes canadiennes, y compris dans l’Arctique.
Le ministre de la Défense, David McGuinty, a qualifié ce projet d’essentiel pour garantir que les Forces armées canadiennes restent prêtes à faire face aux menaces futures.
«L’acquisition de missiles à longue portée est une étape essentielle pour soutenir nos forces armées afin qu’elles soient préparées et outillées pour protéger la population du Canada et soutenir nos alliés et nos partenaires en cas de besoin», a déclaré M. McGuinty dans un communiqué accompagnant l’annonce.
Ottawa affirme que Lockheed Martin est «tenue de mener des activités commerciales et de réaliser des investissements dans l’économie canadienne» dans le cadre de l’entente sur le HIMARS et s’efforcera d’intégrer des entreprises canadiennes dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
«Notre gouvernement investit dans des capacités de missiles à longue portée qui fourniront les systèmes avancés dont nous avons besoin pour assurer notre sécurité et notre état de préparation dans ce monde en évolution rapide», a indiqué la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, précisant que la Politique sur les retombées industrielles et technologiques du Canada s’appliquera à ce contrat d’approvisionnement.

