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Le Canada accueille trop d'immigrants selon la moitié des répondants d'un sondage

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Le drapeau canadien flotte au sommet de la tour de la Paix, à Ottawa, le 26 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE Le drapeau canadien flotte au sommet de la tour de la Paix, à Ottawa, le 26 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Sean Kilpatrick)

Un sondage commandé par le gouvernement fédéral à la fin de l’année dernière révèle que près de la moitié des Canadiens estiment que le pays accueille trop d’immigrants — mais la proportion de personnes interrogées partageant cet avis a diminué par rapport au sondage de l’année précédente.

Le sondage a révélé que 47 % des personnes interrogées estimaient que «trop» d’immigrants entrent au Canada, tandis que 38 % jugeaient qu’il y en avait «juste assez».

Un sondage gouvernemental similaire mené fin 2024 indiquait que 54 % des personnes interrogées estimaient que trop d’immigrants venaient au Canada.

Dans le cadre du plus récent sondage, le rapport indique que les réponses sont restées à peu près les mêmes lorsque les personnes interrogées ont été informées que le gouvernement prévoyait d’accueillir 380 000 résidents permanents en 2026.

Mais les réponses ont pris une autre tournure lorsque les personnes interrogées ont reçu un élément de contexte: le fait que le nouvel objectif en matière de résidence permanente équivaut à environ 1 % de la population canadienne totale.

Face à cette information, seuls 39 % des gens interrogés ont déclaré que le nombre était trop élevé, tandis que 43 % ont estimé qu’il s’agissait d’un niveau approprié.

Environ un tiers de ceux qui trouvaient que le nombre d’immigrants était trop élevé ont invoqué des préoccupations concernant «la disponibilité des logements, l’abordabilité ou la crise plus vaste du logement». Une proportion semblable de répondants ont mentionné des questions liées au chômage et à l’économie.

Le sondage a révélé que 56 % des répondants estimaient qu’il fallait consacrer davantage d’efforts pour aider les Canadiens sans emploi à trouver du travail plutôt que d’attirer des talents étrangers.

Par ailleurs, 52 % des personnes interrogées se sont dites d’accord pour dire que l’immigration est nécessaire pour combler les pénuries de main-d’œuvre qualifiée et les déficits du marché du travail dans les économies locales.

Les personnes interrogées ont approuvé à 55 % l’affirmation selon laquelle «l’immigration met trop de pression» sur la disponibilité des logements au niveau local.

Parmi celles qui ont déclaré que trop d’immigrants arrivaient au Canada, une personne sur cinq a invoqué la pression que cela exerçait sur les services sociaux, et 13 % ont simplement déclaré qu’il y avait déjà trop d’immigrants au pays.

Les gens qui ont déclaré que le Canada accueillait le nombre adéquat d’immigrants ont invoqué diverses raisons, dont la nécessité de répondre aux besoins du marché du travail.

Le sondage a révélé que la plupart des répondants — 61 % — estimaient que l’immigration était nécessaire pour soutenir la croissance économique du Canada face au vieillissement de la population.

Cinquante-huit pour cent ont également approuvé l’affirmation selon laquelle l’accueil de nouveaux arrivants issus de diverses cultures rendait le Canada plus fort.

Les taux d’immigration temporaire ont fait l’objet de vifs débats ces dernières années, en raison du nombre élevé de travailleurs temporaires et d’étudiants étrangers arrivant au pays.

L’objectif actuel du gouvernement est de ramener la population de résidents temporaires à 5 % de la population totale d’ici la fin de 2027.

La plus grande partie des personnes interrogées ont déclaré s’attendre à ce que cela ait un effet positif — 41 % —, tandis que 29 % ont indiqué croire que cela aurait un effet négatif et 23 % ont une opinion neutre. Les 7 % restants n’ont pas répondu à cette question.

Ce sondage téléphonique aléatoire a été mené auprès de 2500 personnes par Phoenix Strategic Perspective en novembre et début décembre. Sa marge d’erreur est estimée à environ 2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Le rapport du sondage a été remis au gouvernement en février, mais n’a été ajouté que récemment au portail de recherche sur l’opinion publique accessible au public.

David Baxter

David Baxter

Journaliste