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L’armée canadienne enverra des navires de guerre, des avions et 800 militaires à un exercice multinational

Cette année marque la 30e édition de l’exercice biennal RIMPAC, auquel le Canada a participé à chaque fois en tant que membre fondateur aux côtés des États-Unis et de l’Australie.

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From front to back, HMCS Ottawa and its embarked CH-148 Cyclone helicopter, supply vessel Asterix and HMCS Vancouver, take part in a photo exercise in the Pacific Ocean on Dec. 1, 2023.
HMCS Ottawa De gauche à droite, le NCSM Ottawa et son hélicoptère CH-148 Cyclone embarqué, le navire de ravitaillement Asterix et le NCSM Vancouver participent à une séance photo dans l'océan Pacifique le 1er décembre 2023. Ministère de la Défense nationale (Corporal Alisa Strelley/Corporal Alisa Strelley)

Le Canada enverra deux navires de guerre et un avion de patrouille à longue portée à Hawaï pour les exercices militaires «Rim of the Pacific» (RIMPAC) du mois prochain, le plus grand exercice naval multinational au monde, qui devrait rassembler plus de 25 000 militaires provenant de 31 pays.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

La Marine royale canadienne compte profiter de l’occasion pour mettre en valeur certaines de ses capacités les plus récentes.

Le NCSM Regina, l’une des deux frégates canadiennes destinées au RIMPAC, effectuera un tir réel du missile Evolved Sea Sparrow Block II, l’arme moderne de défense aérienne de la Marine.

Cette version améliorée du missile «représente une avancée significative par rapport à son prédécesseur», explique la capitaine de corvette Linda Coleman, porte-parole des Forces maritimes du Pacifique du Canada.

«Contrairement à la version antérieure, qui dépendait fortement du radar du navire pour son guidage, le nouveau système peut se guider lui-même vers sa cible à l’aide de son propre radar embarqué, ce qui améliore la précision et le temps de réponse face aux menaces aériennes», a écrit Mme Coleman dans une déclaration écrite transmise par courriel.

La première livraison des nouveaux missiles défensifs est arrivée au Canada en 2023, mais les armes ne devaient pas être pleinement opérationnelles à bord des frégates de classe Halifax avant décembre dernier, selon le ministère de la Défense nationale.

Les missiles, construits par le fabricant américain de matériel de défense Raytheon, sont toujours en cours de mise en service dans le cadre d’une modernisation continue de la flotte.

The Evolved Sea Sparrow Block II missile is test-fired from HMCS Fredericton in Norfolk, Virginia. (Department of National Defence)
Evolved Sea Sparrow Block II Le missile Evolved Sea Sparrow Block II a fait l'objet d'un tir d'essai à partir du HMCS Fredericton à Norfolk, en Virginie. (Ministère de la Défense nationale)

Par ailleurs, la deuxième frégate devant participer à l’exercice, le HMCS Ottawa, mettra en avant un système de détection des sous-marins amélioré qui est en cours d’implantation sur l’ensemble de la classe Halifax. Le système comprend une suite de capteurs de nouvelle génération conçus pour détecter et dissuader les sous-marins et les torpilles modernes.

Selon Mme Coleman, le RIMPAC constituera le premier test en conditions réelles de la mise à niveau de la suite de guerre sous-marine.

Le système comprend des capteurs d’interception actifs et un réseau de sonars à basse fréquence remorqués qui, selon la Défense nationale, amélioreront la détectabilité des cibles en pleine mer et dans les zones côtières.

La capacité du sonar à basse fréquence, a déclaré Mme Coleman, est la mise à niveau la plus notable incluse dans l’ensemble, « permettant au navire de détecter des sous-marins à des distances plus grandes et avec une efficacité accrue ».

La mise à niveau de l’ensemble de la flotte devrait être terminée d’ici 2034.

«Le RIMPAC offre un environnement d’entraînement précieux pour ces systèmes», a souligné Mme Coleman, soulignant que la Marine enverra également le navire de ravitaillement Asterix et une équipe de plongeurs de déminage à l’exercice.

«Tout au long de l’exercice, les marins canadiens participeront à des exercices coordonnés de lutte anti-sous-marine, travaillant aux côtés de navires et d’aéronefs alliés pour localiser et suivre des sous-marins», a-t-elle ajouté.

«Cette expérience pratique permet de s’assurer que les équipages sont parfaitement préparés à utiliser ces technologies de pointe dans des scénarios réels.»

—  Capitaine de corvette Linda Coleman, porte-parole des Forces maritimes du Pacifique

800 membres du personnel déployés

Contrairement à la Marine, l’Aviation royale canadienne ne testera aucune nouvelle capacité lors du RIMPAC, selon la major Anne Côté, porte-parole du Commandement des opérations interarmées du Canada.

L’Aviation enverra un avion de patrouille CP-140 Aurora et deux hélicoptères CH-148 Cyclone pour participer aux manœuvres, qui se dérouleront du 24 juin au 31 juillet dans les îles hawaïennes et aux alentours.

D’autres membres des Forces armées canadiennes, notamment un groupe de cyberprotection de la flotte et des équipes d’intervention médicale d’urgence, sont également affectés à l’exercice dans des rôles terrestres et maritimes.

«Ces moyens combinés devraient représenter plus de 800 membres des Forces armées canadiennes déployés, ce qui souligne l’engagement continu du Canada à promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région indo-pacifique», a déclaré Mme Côté dans un courriel.

Cette année marque la 30e édition de l’exercice biennal RIMPAC, auquel le Canada a participé à chaque fois en tant que membre fondateur aux côtés des États-Unis et de l’Australie.

À la suite d’une dernière conférence de planification le mois dernier en Californie, la Marine américaine a annoncé que 31 pays participeraient au RIMPAC 2026, qui coïncidera avec le 250e anniversaire de ce pays le 4 juillet.

La Flotte du Pacifique des États-Unis, qui organise le RIMPAC depuis sa création en 1971, indique que l’exercice de cette année mettra en scène environ 40 navires de guerre, cinq sous-marins et 140 aéronefs.

Elle a précisé que ces manœuvres renforceront la sécurité collective grâce à une série d’exercices portant sur la lutte anti-sous-marine, la défense aérienne, la maîtrise des missiles, le déminage, les assauts amphibies, les interventions en cas de catastrophe et l’entraînement au tir.