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L’Alberta annonce le tracé privilégié pour un nouvel oléoduc vers la côte de la Colombie-Britannique

L’oléoduc suivra le corridor existant de l’oléoduc Trans Mountain jusqu’à un terminal portuaire en eaux profondes.

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La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, s’adresse à la foule avant un concert à Spruce Meadows à l’occasion de la Fête du Canada, à Calgary, le mercredi 1er juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Todd Korol La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, s’adresse à la foule avant un concert à Spruce Meadows à l’occasion de la Fête du Canada, à Calgary, le mercredi 1er juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Todd Korol)

Le premier ministre Mark Carney et la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, ont annoncé le tracé retenu et les parties intéressées pour un nouvel oléoduc de bitume vers la côte de la Colombie-Britannique.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

S’adressant aux journalistes à Calgary jeudi soir, M. Carney et Mme Smith ont affirmé que l’Alberta avait officiellement soumis au Bureau des grands projets un projet d’oléoduc reliant Bruderheim, en Alberta, à la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique.

L’oléoduc suivra le corridor existant de l’oléoduc Trans Mountain jusqu’à un terminal portuaire en eaux profondes.

Carney et Smith affirment que l’utilisation de ce tracé existant réduira considérablement les obstacles réglementaires et logistiques tout en minimisant les perturbations du territoire.

Cette annonce survient plusieurs mois après que Mme Smith eut signé, l’automne dernier, une entente avec M. Carney visant à ouvrir la voie à la construction d’un pipeline de bitume vers la côte Ouest.

À la suite de cet accord, le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, avait exprimé son mécontentement face à cette idée, mais l’entente conclue jeudi semble avoir apaisé en partie les tensions.

«La Colombie-Britannique prend acte de l’entente conclue entre le Canada et l’Alberta concernant un nouvel oléoduc interprovincial, qui dépend de la construction du projet Pathways de capture et de séquestration du carbone ainsi que de l’obligation de consulter les Premières Nations», a indiqué le bureau de M. Carney dans un communiqué publié en ligne.

«Bien que la Colombie-Britannique ne souhaite pas ce projet, elle reconnaît ses obligations constitutionnelles et s’engage à agir de bonne foi pour participer aux discussions nécessaires sur le tracé et l’octroi des permis, dans les limites de sa compétence, à condition que les engagements réciproques suivants soient respectés.»

Parmi les modalités de l’entente, on retrouve l’engagement d’Ottawa à mener des «consultations précoces, cohérentes et significatives» avec les groupes autochtones, ainsi que l’accord entre Ottawa et l’Alberta sur « un cadre économique et de revenus » pour la Colombie-Britannique.

Ottawa maintiendra toutefois son interdiction des pétroliers le long de la côte nord de la Colombie-Britannique.

Le cadre de revenus prévu par l’entente prévoit que la Colombie-Britannique recevra une redevance annuelle de la part de l’exploitant de l’oléoduc et qu’un fonds de responsabilité environnementale et d’intervention d’urgence sera mis en place.

Ce plan de protection de l’environnement comprendra également davantage d’investissements fédéraux pour «un régime d’intervention en cas de déversement côtier à l’avant-garde mondiale».

En contrepartie, la Colombie-Britannique devra contribuer à optimiser l’efficacité de l’oléoduc Trans Mountain existant, a indiqué le bureau de M. Carney.

Il a précisé que la capacité de cet oléoduc passera de 890 000 barils par jour à 1 190 000 barils par jour grâce à «des agents réduisant la traînée et à l’optimisation de la conduite principale».

Ottawa contribuera aux coûts d’investissement de la Colombie-Britannique, et les résidents de la province auront également droit à «une part équitable» des retombées économiques du projet d’optimisation de Trans Mountain.

L’entente sur l’oléoduc est liée aux progrès réalisés dans la mise en place d’un important réseau de capture du carbone par les plus grands producteurs de pétrole de la province, qui ont déclaré qu’ils ne devraient pas avoir à assumer seuls ce coût de plusieurs milliards de dollars.

L’Alberta se prépare à tenir un référendum cet automne sur la séparation du Canada, et Mme Smith a indiqué que l’entente avec Ottawa démontrait que le Canada pouvait fonctionner; toutefois, ceux qui militent pour que la province quitte la Confédération affirment qu’elle ne peut pas remédier aux griefs de longue date.