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La STM et le syndicat de l’entretien de nouveau en conciliation

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Des usagers du transport en commun font la file pour monter à bord d'un autobus de la Société de transport de Montréal. Photo prise le 9 juin 2025 LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Des usagers du transport en commun font la file pour monter à bord d'un autobus de la Société de transport de Montréal. Photo prise le 9 juin 2025 LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi (Christinne Muschi)

Une autre phase de conciliation sera mise en branle entre la Société de transport de Montréal et le syndicat qui représente les 2400 employés d’entretien.

Le syndicat et la société de transport ont fait savoir, mercredi, qu’une demande commune à cet effet avait été adressée au ministère du Travail.

Durant cette phase, il n’y aura pas de moyens de pression. Plus tôt ce mois-ci, le syndicat avait affirmé être «en analyse» de la situation et n’avait pas exclu de recourir de nouveau à des moyens de pression dans l’espoir de faire débloquer l’impasse.

La STM et le syndicat de la Fédération des employé(e)s de services publics, affiliée à la CSN, négocient depuis deux ans.

Les parties n’en sont pas à leur premier effort pour tenter un rapprochement: elles ont déjà eu six mois de médiation et une précédente phase de conciliation, qui s’étaient révélés infructueux. Et, à la mi-février, les parties avaient déjà tenu pas moins de 138 séances de négociation, sans parvenir à une entente.

Le litige porte principalement sur le recours à la sous-traitance. La STM veut obtenir plus de souplesse et réduire ses coûts, alors que le syndicat cherche à protéger les emplois de ses membres et maintenir le service public.

Le syndicat a déjà tenu quatre grèves, une première en juin, une deuxième en septembre-octobre, une troisième en novembre et une quatrième en décembre-janvier.

La STM s’est entendue avec trois autres grands syndicats, soit deux sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, et une section locale du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB), aussi affilié à la FTQ. Ceux-ci représentent les 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, les 1300 employés administratifs et techniques et les 800 professionnels.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste