Des milliers de vols ont été déroutés ou annulés depuis le début du conflit au Moyen-Orient et plusieurs voyageurs québécois se retrouvent coincés à l’étranger.
C’est le cas de Francis Vézina, qui est actuellement bloqué au Qatar.
«On est comme dans une prison dorée avec des bombes qui nous tombent au-dessus de la tête. On est dans un hôtel, dans un bel hôtel, on a du monde super cool avec nous. On mange bien, mais il y a des bombes et on ne peut pas partir», a confié le Québécois en entrevue avec Noovo Info.
«Je n’ai jamais pensé que j’allais entendre une bombe ou un missile détonner si près de moi. C’est la pire anxiété que j’ai vécue de ma vie», ajoute-t-il.
William Desroches, vit une situation similaire à Dubaï, où il a ressenti l’impact d’une explosion.
«Je ne sais pas ce que c’était, on n’a pas été capable de voir puis d’identifier ça venait d’où, mais on a senti la terre vibrer», raconte-t-il.
«On a entendu des boums! Je pense que j’ai entendu une trentaine de boums», a-t-il ajouté.
Malgré la peur et l’inconfort, les deux Québécois ne sont pas près de quitter le Moyen-Orient de sitôt puisque les attaques se font principalement par missiles, drones ou encore par avions de chasse, perturbant donc le trafic aérien.
Selon, Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile, l’arrêt des activités aéroports et des compagnies aériennes du Moyen-Orient a un effet domino sur le secteur aérien mondial.
«Il faut savoir qu’avec la guerre de l’Ukraine, l’espace aérien iranien et irakien ont pris de l’importance parce qu’on a choisi ces couloirs-là. Alors, aujourd’hui, ce sont ces couloirs alternatifs qui sont déjà fermés», explique-t-il.
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