Société

La marine canadienne teste une nouvelle torpille anti-sous-marin

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Canadian Mark 54 torpedo Une torpille canadienne Mark 54 est tirée à Nanoose, en Colombie-Britannique. (CTV News)

La marine canadienne a testé une nouvelle torpille anti-sous-marin légère, franchissant ainsi ce que le ministère de la Défense nationale qualifie d’étape importante dans la modernisation de ses navires de guerre.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

La nouvelle torpille Mark 54 a été testée au début du mois sur le champ de tir expérimental des Forces canadiennes près de Nanoose, en Colombie-Britannique.

La torpille a été lancée depuis le NCSM Regina, qui est devenu le premier navire de guerre canadien à déployer cette arme de fabrication américaine développée par le sous-traitant de défense Raytheon en collaboration avec la marine américaine.

Le ministère de la Défense nationale a indiqué dans une déclaration que l’essai, qui s’est déroulé entre le 2 et le 4 février, «visait à s’assurer que l’arme peut être utilisée de manière sûre et efficace à partir des navires de guerre canadiens», alors que la marine s’apprête à rénover les systèmes de combat de ses 12 frégates.

Le Canada a cherché à acquérir 425 kits de torpilles de nouvelle génération auprès des États-Unis en 2019 pour un montant estimé à 514 millions de dollars.

Le département d’État américain a approuvé la vente en mai de cette année-là, la transmettant au Congrès américain, qui n’est pas intervenu pour suspendre ou modifier la transaction avant l’expiration du délai de 15 jours.

Dans une déclaration publiée en 2019, le Pentagone a déclaré que la vente de torpilles «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer la capacité militaire du Canada», qu’il a qualifié de «force importante pour assurer la stabilité politique et le progrès économique et contribuer aux opérations militaires, de maintien de la paix et humanitaires dans le monde entier».

D’un coût unitaire d’environ 1,2 million de dollars, les kits de torpilles comprenaient des systèmes de guidage améliorés et des contre-mesures perfectionnées afin de convertir l’arsenal canadien actuel de torpilles Mark 46 datant de la guerre froide en une configuration Mark 54 moderne.

Raytheon a commencé à produire la torpille légère Mark 54 en 2004. Le Pentagone a déclaré que le Canada allait acquérir ces armes pour équiper non seulement ses frégates de classe Halifax, mais aussi ses avions CP-140 Aurora et ses hélicoptères CH-148 Cyclone.

«Crédibilité au combat»

Le commandant Darren Sleen, commandant du HMCS Regina, déclare que l’équipage du navire est « fier d’être le premier navire » de la marine à tirer la torpille Mark 54.

«Ces essais ne font pas seulement la démonstration du professionnalisme de nos marins, mais contribuent aussi directement à notre crédibilité au combat et soutiennent notre recherche incessante de personnel», a indiqué M. Sleen dans une déclaration écrite.

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«La première torpille a été testée contre une cible sous-marine fixe, ce qui a permis aux marins et aux spécialistes en armement « d’observer comment le navire détecte les cibles, prépare les armes et lance la torpille, tout en recueillant des informations sur les performances qui aideront à orienter les futures mises à niveau», a précisé la Défense nationale.

Selon le ministère, cette nouvelle torpille représente une amélioration significative des capacités de lutte anti-sous-marine de la marine, garantissant que les frégates vieillissantes de classe Halifax resteront efficaces contre les menaces sous-marines à l’avenir.

«Cette phase d’essais soutient l’objectif de la marine de mettre la nouvelle torpille en service opérationnel dans toute la flotte», indique le communiqué. «Ce travail soutiendra les essais futurs et garantira que la torpille Mark 54 soit parfaitement comprise et évaluée de manière approfondie avant d’entrer en service régulier.»