Champlain, États-Unis. La petite municipalité de l’État de New York se prépare à célébrer les 250 ans de la déclaration d’indépendance face à l’Empire britannique. On soutient que, malgré le contexte actuel, «les gens sont toujours prêts à faire la fête».
C’est ce qu’a assuré Céline Racine Paquette, fondatrice du musée historique Samuel-de-Champlain.
«Je suis très fière d’être Américaine, (surtout avec) toutes les libertés et les opportunités que nous avons pour le travail et l’éducation», a-t-elle confié à Noovo Info.
La femme de descendance canadienne-française mentionne qu’il est important de souligner ce 250e anniversaire.
«Il faut rappeler aux gens que 250 ans, c’est long. Je sais, comparé aux pays d’Europe, ça ne l’est pas, mais 250 ans en tant que république, avec toute la liberté que nous avons. Enfin, nous avons connu quelques guerres, mais notre pays a tenu bon», a-t-elle rappelé.
Pour marquer le coup, des documents historiques fondamentaux, dont le traité de Paris de 1783 et des ébauches de la Constitution sont d’ailleurs en tournée au pays de l’Oncle Sam.
«(Les citoyens) sont fiers de leur drapeau. Au fond, ils sont très fiers d’être Américains», a ajouté Mme Racine Paquette.

Alors que des activités sont prévues dans l’ensemble des États-Unis, on mentionne que les 250 ans sont plus importants dans les plus petites villes, comme Champlain, qui a été marquée par un événement majeur.
La mairesse de la municipalité Janet McFetridge explique que Champlain a connu la guerre de 1812.
«On a tendance à l’associer aux manuels d’histoire. Alors qu’ici, à Champlain, les soldats étaient réellement présents. Ils vivaient ici. Ils passaient du temps ici. Des traités ont même été négociés ici. C’est donc une incidence très locale», a-t-elle mentionné.
Pour l’occasion, Noovo Info s’est également entretenu avec deux Franco-Américaines de passage à Montréal. Malgré le contexte actuel aux États-Unis, elles sont optimistes pour les prochaines années.
À voir dans la vidéo.

