Les activités entourant la Journée internationale des travailleuses et travailleurs se dérouleront sur deux jours au Québec, vendredi et samedi, sous le thème «droits piétinés; faut résister».
Des syndicats, mais aussi des groupes communautaires et étudiants, participeront aux différentes activités.
Des événements plus régionaux auront lieu vendredi 1er mai, et le rassemblement national est prévu samedi, à Montréal, à 13 h, avec des prises de parole. Les participants de tous horizons se réuniront au pied du mont Royal, sur l’avenue du Parc.
«C’est la grande journée de regroupement du mouvement collectif au Québec», a résumé en entrevue vendredi Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).
«Le mouvement communautaire se joint (à nous) parce qu’il vit aussi ses zones de turbulences et c’est aussi un modèle d’action collective qui a de grandes proximités avec le mouvement syndical», a expliqué M. Vachon. Quant aux étudiants, «eux aussi ont des enjeux et ils sont l’avenir des mouvements collectifs aussi».
Bien que certains soutiennent que les syndicats ont mené de bonnes batailles dans le passé, mais que les gains sont maintenant acquis et qu’il faut maintenant tourner la page, ceux-ci estiment qu’ils sont loin d’avoir terminé des batailles, comme celles sur l’équité salariale, sur le salaire décent, sur la santé et la sécurité du travail et sur la redistribution de la richesse.
«On n’est jamais à l’abri de reculs. Et les syndicats, ce rôle de chien de garde, on joue ce rôle-là», a affirmé Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), en entrevue vendredi.
En matière d’équité salariale, par exemple, il souligne que les travailleuses accusent encore un retard salarial de 9 % sur les travailleurs. «C’est mieux que c’était, oui. Mais, en même temps, c’est quand même encore 9 % de différence, juste parce que c’est une femme», fait valoir M. Gingras.
La Journée internationale des travailleuses et travailleurs tient son origine dans une manifestation de travailleurs, à Chicago, en 1886, qui avait dégénéré en affrontement avec la police. Depuis, à chaque 1er mai, des travailleurs se rassemblent pour faire valoir leurs revendications et exprimer leur solidarité.

