Une femme de Longueuil se retrouve dans une situation inhabituelle: alors qu’elle devait emménager dans sa nouvelle maison en juillet, son entrepreneur est décédé avant la fin des travaux.
Sue-Hellen Rivera doit désormais s’en sortir toute seule.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
En 2024, sa maison à Longueuil a été détruite par un incendie. Il s’agissait d’une perte totale.
La reconstruction a commencé en janvier, mais en août, tout s’est arrêté lorsque son entrepreneur est décédé, laissant les travaux inachevés.
«Nous avons vérifié et ils n’ont pas encore déclaré faillite. Donc, pour l’instant, légalement, je suis toujours liée à eux par un contrat, et je dois donc m’occuper des travaux moi-même», a-t-elle dit.
Son entrepreneur était le directeur de Covem Construction. Une affiche sur le bureau de l’entreprise à Longueuil indique qu’il est «temporairement fermé», et les appels téléphoniques ne sont pas acheminés.
Selon Mme Rivera, l’entreprise lui avait promis que l’intérieur de la maison serait terminé d’ici octobre.

À présent, Mme Rivera, ses amis et sa famille s’attellent à autant de tâches qu’ils le peuvent. Elle consacrera ses deux semaines de vacances à venir à travailler sur la maison.
«J’ai posé le carrelage dans les deux salles de bains. J’ai peint la maison avec un ami. Mon beau-frère et ma sœur se sont chargés de l’escalier», a-t-elle expliqué.
Elle devra faire appel à des professionnels pour d’autres travaux, comme la plomberie et l’électricité.
Cette année seulement, Covem a été visée par neuf poursuites judiciaires, selon l’Association québécoise des professionnels de la construction résidentielle.

Il existe une couverture d’assurance automatique auprès de la Régie des bâtiments du Québec pour une nouvelle construction, mais comme une maison se trouvait déjà sur le terrain, le projet est considéré comme une rénovation.
«Au Québec, il n’existe aucune protection automatique garantissant aux clients le remboursement de leurs acomptes ou l’achèvement des travaux en cas de faillite ou de décès du dirigeant d’une entreprise», a expliqué l’association.

Mme Rivera a déjà versé 270 000 $ à l’entreprise de construction, ce qui l’oblige à vivre chez sa mère et à travailler en double quart pour couvrir les coûts.
«Je suis vraiment épuisée. Je dors peu, car si je m’endors trop tôt, [mon cerveau] se met à tourner, alors je préfère être fatiguée avant d’aller me coucher», a-t-elle confié.
Dès qu’elle aura réuni suffisamment d’argent pour terminer la maison, elle prévoit de poursuivre Covem en justice.


