Société

«Je sais qu’il a fait exprès»: la victime d’un pédophile sous le choc après qu’il a ouvert une cantine près de 2 écoles

«Il y a un million de places à Saint-Jean pour ouvrir un restau. On dirait qu’il a ouvert un restau pour prendre sa prochaine cible.»

Publié le 

La victime d’un pédophile sous le choc après qu’il a ouvert une cantine près de deux écoles Une jeune victime d’un pédophile est sous le choc après des révélations de Noovo Info. Son agresseur a effectivement réussi à ouvrir une cantine près de deux écoles de Saint-Jean-sur-Richelieu. Par chance, la vigilance de la population a conduit à son arrestation.

«Quand j’ai entendu son nom, mon téléphone est tombé de mes mains. J’étais figée, je capotais, je pleurais. Ça m’a fait peur», a réagi une victime de Dominic Quirion-Laroche, lorsqu’elle a appris que celui qui l’avait agressée sexuellement lorsqu’elle avait environ 7 ans, opérait une cantine près de deux écoles, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Quirion-Laroche a été arrêté en juillet dernier parce qu’il avait enfreint quatre ordonnances imposées en matière d’infractions d’ordre sexuel et a l’obligation de demeurer à son domicile de Lachine jusqu’à sa comparution le 28 septembre prochain. Les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu il y a sept ans et concernent deux jeunes victimes.

L’une d’entre elles et sa mère se demandent comment il a été en mesure d’opérer la cantine, dont il n’était pas propriétaire. «Il avait 28 ans à l’époque, elle avait 7,8 ans. Il a zéro remords, il dit que c’est elle la coupable», dénonce cette dernière, reprochant à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu de ne pas avoir «fais plus de recherches» sur cette situation.

«Tu penses qu’en ouvrant un restau, il n’y a pas de mineurs qui vont y aller? Ce n’est pas comme si tu ouvrais un bar», déplore sa victime, qui soutient que ses conditions de remises en liberté ne l’autorisaient pas à se retrouver à proximité d’écoles, de parcs, ou de mineurs.

«Je sais qu’il a fait exprès. Il y a un million de places à Saint-Jean pour ouvrir un restau. On dirait qu’il a ouvert un restau pour prendre sa prochaine cible.»

Cette mère et sa fille se demandent pourquoi Quirion-Laroche n’a pas été obligé de porter un bracelet électronique à sa sortie de prison. «Il ne sait pas qu’il a un problème… C’est ça le problème!», mentionne la mère.

Un avocat criminaliste soulève toutefois qu’il est difficile d’obliger le port d’un bracelet électronique lorsque les victimes sont mineures. «Il faut vraiment que ça soit quelqu’un qui, réciproquement, accepte d’être géolocalisé. Ce n’est pas tout le monde qui veut ça […] Il y en a qui se disent que si [leur agresseur] se rapproche d’eux, ils appelleront les policiers», explique Me Conrad Lord.

La cantine, que Quirion-Laroche opérait, mais dont il n’était pas le propriétaire, est fermée présentement.