Société

«Je refuse le silence»: Léa Clermont-Dion dénonce «un déferlement de haine d’une rare intensité» depuis la parution de son livre

«J’ai essuyé de nombreuses attaques au cours des dix dernières années, mais celle-ci était particulièrement impressionnante.»

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L’autrice et réalisatrice Léa Clermont-Dion affirme qu’un «déferlement de haine d’une raie intensité» s’est abattu sur elle depuis la parution de son livre. L’autrice et réalisatrice Léa Clermont-Dion affirme qu’un «déferlement de haine d’une raie intensité» s’est abattu sur elle depuis la parution de son livre. (Instagram @leaclermontdion)

L’autrice et réalisatrice Léa Clermont-Dion affirme qu’un «déferlement de haine d’une raie intensité» s’est abattu sur elle depuis la parution de son livre Les mascus: leur projet politique en France.

«J’ai essuyé de nombreuses attaques au cours des dix dernières années, mais celle-ci était particulièrement impressionnante», a écrit Mme Clermont-Dion. «Orchestrée, entre autres, par des masculinistes regroupés en meute et amplifiée par des bots, elle s’est accompagnée d’accusations de toutes sortes: complotisme, volonté de “tuer la société”, injures sexistes, menaces et intimidations.»

Dans une publication Facebook publiée jeudi, la féministe dit toutefois refuser de «céder aux violences et aux intimidations» et a rendu publics certains messages haineux qui lui ont été adressés sur les réseaux sociaux.

On pouvait notamment y lire: «Mademoiselle vous êtes un danger pour la civilisation» et «Une féministe frustrée qui rejette ses échecs sur les hommes.»

«Ce fil Facebook constitue, à lui seul, une démonstration éloquente de la thèse défendue dans mon livre, mais aussi du rôle que joue Meta dans la propagation et l’amplification de ces discours», a clamé Léa Clermont-Dion.

À ses yeux, ces «hommes en colère» ne s’attaquent pas seulement à elle, mais également aux droits des femmes, à l’égalité et aux «fondements mêmes de notre démocratie». «Je refuse qu’on se taise, je refuse le silence», a-t-elle martelé.

Elle a souligné que plusieurs personnes ont répliqué, pris la parole et ont manifesté leur solidarité.

«Je vous en remercie sincèrement. La résistance, c’est aussi cette capacité à se mobiliser collectivement et à refuser de laisser la haine occuper tout l’espace», a-t-elle conclu.