Plusieurs résidents de la région du Grand Toronto qui ont acheté des meubles dans un magasin de Mississauga grâce à des plans de financement craignent de ne jamais recevoir leurs commandes.
Trois clients affirment avoir dépensé un total de 21 800$ en meubles chez My Furniture by Mattress to Door.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«On a essayé de les joindre à plusieurs numéros, mais on n’a aucune réponse», a raconté Reena Girkar de Kitchener, en Ontario, lors d’une entrevue avec CTV News.
Mme Girkar a expliqué que sa famille avait commandé en mai un ensemble de salle à manger et un ensemble de chambre à coucher de deux pièces, pour un total de 13 000$, et avait opté pour un plan de financement par l’intermédiaire de Flexiti.
Elle a dit qu’on lui avait demandé de continuer à faire ses versements même si elle n’avait pas reçu ses achats.
«On a essayé de joindre la société de financement pour leur dire qu’on n’avait pas reçu les articles qu’on avait achetés et qu’on payait pour des trucs qui n’étaient jamais arrivés», a-t-elle dit.
Clarah Migwi, de Toronto, a elle aussi commandé un sofa modulaire de 3500$ et qu’elle attendait toujours qu’il soit livré.
«Ce qui m’inquiète, c’est que je ne reverrai jamais ce sofa», a-t-elle dit. «J’aimerais recevoir le sofa modulaire que j’ai commandé. Sinon, je veux que la dette soit effacée. Ils devaient annuler cette transaction.»
Pas de réponse du magasin de meubles ni de la société de financement
My Furniture by Mattress to Door n’a pas répondu à la demande de commentaires de CTV News.
CTV News s’est rendu au magasin de l’entreprise à Mississauga, où l’enseigne avait été retirée. Un avis affiché sur la porte indiquait que le bail avait été résilié pour non-paiement du loyer.
CTV News s’est également rendu à l’autre magasin de l’entreprise à North York, qui semblait ouvert. Cependant, après l’arrivée de CTV News, un employé a verrouillé la porte.
Rajinder Paul, de Mississauga, a lui aussi acheté pour 5300$ de meubles, dont un ensemble de sofas, deux matelas et deux petites tables, mais que les articles n’avaient jamais été livrés.
«Je demande à la société de financement d’annuler la commande, et ils m’ont répondu: “On ne peut pas. C’est entre toi et le commerçant”», a-t-il confié en entrevue.
«On veut qu’ils nous remboursent l’argent qu’on a dépensé pour mettre fin aux versements mensuels.»
— Reena Girkar de Kitchener
Les trois clients ont conclu des ententes de financement par l’entremise de Flexiti. L’entreprise n’a pas répondu à une demande de commentaires de CTV News.
«Ça me semble injuste que quelqu’un doive rembourser un prêt pour des meubles qu’il n’a pas reçus», a expliqué Doug Hoyes, syndic autorisé en insolvabilité chez Hoyes, Michalos & Associates.
Selon M. Hoyes, les clients risquent de perdre leur mise de fonds quand une entreprise ferme ses portes. Il a toutefois précisé que les clients ne devraient pas avoir à payer pour des articles qu’ils n’ont jamais reçus.
«Il me semble qu’il devrait y avoir une clause stipulant que le prêt ne commence qu’à partir du moment où les meubles sont livrés», a-t-il précisé.

