Société

«Je ne peux plus rien leur offrir en France»: menacée d’expulsion, cette mère de famille se bat pour rester au Québec

«Je l’ai promis à mes enfants et je ne tiens pas de promesses en l’air.»

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Menacée d’expulsion, cette mère de famille se bat pour rester au Québec Par Félix-Antoine Audet | Malgré l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), elle ne compte pas baisser les bras, même si elle sait que ce sera un combat de longue haleine.

Une Française, qui s’est installée au Québec avec son mari et ses quatre enfants il y a près de deux ans, risque de devoir retourner en France en raison de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Mais malgré les embûches laissées par les décisions du gouvernement caquiste, Jessica Prats-Le Dentec ne compte pas baisser les bras, même si elle sait que ce sera un combat de longue haleine.

«Elyot, mon second, m’a fait promettre de me battre pour lui. Donc j’ai promis à mes enfants et je ne tiens pas de promesses en l’air», a-t-elle lancé en entrevue avec Noovo Info.

«Je ne peux plus rien leur offrir en France», ajoute-t-elle.

Elle raconte qu’au lendemain de l’annonce de l’abolition du PEQ, elle a envoyé plus de 160 courriels à diverses personnes.

L’annonce de la candidate à la chefferie caquiste Christine Fréchette mardi, qui propose de ramener le PEQ pour une durée de deux ans si elle est élue cheffe de la CAQ, a toutefois permis à Mme Prats-Le Dentec d’avoir une lueur d’espoir.

«On a eu une petite étincelle. Par contre, moi, j’ai besoin d’actes, je soufflerai quand j’aurai mon certificat de sélection du Québec pour mes enfants», dit-elle.

Afin d’augmenter leurs chances de recevoir leur résidence permanente, le mari de Jessica est retourné aux études pour devenir soudeur-monteur, un métier en grande demande dans le PEQ.

«Mon mari c’est quelqu’un de battant, il s’est donné à fond. Reprendre des études à 45 ans, c’est pas donné à tout le monde. Il en a fait des nuits blanches pour bûcher», mentionne la mère de famille.

Elle soutient que sa famille vit des «montagnes russes» depuis qu’ils sont menacés de retourner en France, mais qu’elle espère toujours à devenir Québécoise.

«J’aspire à apprendre votre accent. J’aspire à cuisiner comme vous, même si je cuisine à la française, je me tente. J’aspire à une vie québécoise.

À voir dans la vidéo.