Bruno Marchand a une demande claire pour les partis qui se disputent le pouvoir en vue du 5 octobre prochain: avoir le «courage» de s’engager à éliminer l’itinérance au Québec.
Le maire de Québec a conscience de l’ampleur de la tâche, qu’il sait d’ailleurs irréalisable en un seul mandat. Mais il demande néanmoins des actions concrètes en ce sens, comme par exemple s’atteler à défricher davantage de données sur cet enjeu.
«On demande des statistiques annuelles. En ce moment, on en a aux trois, quatre, ans. C’est le bordel. Et on demande de s’engager dans le logement social», a-t-il partagé en entrevue avec le chef d’antenne de Noovo Info Québec, Jean-Simon Bui.
Questionné à savoir pourquoi l’enjeu de l’itinérance n’est pas davantage au cœur des priorités des gouvernements provinciaux qui se sont succédé au cours des dernières années, Bruno Marchand avance une hypothèse. «Je n’ai pas la vérité. Mon explication, c’est qu’on a peur d’avoir de l’ambition au Québec. On a peur d’avoir de grandes cibles parce que les gens vont dire que ça ne se réalisera pas. Si tu ne rêves pas, tu n’iras nulle part», croit-il.
M. Marchand estime d’ailleurs que la guerre commerciale qui oppose le Canada aux États-Unis n’éclipse pas l’itinérance des inquiétudes des Québécois.
Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo liée à l’article.

