Selon un nouveau rapport de Century 21, plus de la moitié des Canadiens ne vivent pas dans la maison de leurs rêves. Si la plupart souhaitent disposer de plus d’espace, une majorité cite le coût comme principal obstacle à l’acquisition de la maison de leurs rêves.
Publiée jeudi, l’étude de printemps de Century 21 révèle également que l’acheteur canadien moyen dispose d’un budget de près de 677 000 dollars et recherche une maison de trois chambres avec 2,5 salles de bains.
Selon l’Association canadienne de l’immobilier, le prix de vente moyen national d’une maison en février 2026 était de 663 828 dollars, en baisse de 0,2 % par rapport à l’année précédente.
Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.
«Le rêve canadien de posséder une maison individuelle de taille modeste, avec quelques chambres pour la famille et un jardin, est plus actuel que jamais», a affirmé Todd Shyiak, vice-président exécutif de Century 21 Canada, dans un communiqué de presse.
«Cela explique peut-être pourquoi de nombreuses communautés aux prix modérés situées juste à l’extérieur des centres métropolitains connaissent un boom immobilier.»
— Todd Shyiak, vice-président exécutif de Century 21 Canada
Le rapport s’appuie sur un sondage en ligne mené auprès de 2300 Canadiens par la société d’études de marché Ipsos. Il révèle qu’une majorité des personnes interrogées (55 %) ont déclaré ne pas vivre dans leur maison idéale, la plupart (63 %) souhaitant disposer de plus d’espace. En moyenne, les personnes interrogées souhaitaient une maison d’environ 2100 pieds carrés (195 mètres carrés), soit environ 600 pieds carrés (55,7 mètres carrés) de plus que la taille moyenne des maisons identifiée dans le rapport.
Parmi ceux qui ne vivaient pas dans leur logement idéal, la plupart ont cité le coût comme principal obstacle (59 %) au déménagement, suivi par la difficulté et le coût du déménagement (34 %) et les problèmes liés à l’épargne pour l’apport personnel (14 %). Les propriétaires étaient également beaucoup plus nombreux à déclarer aimer leur logement (80 %) que les locataires (50 %).
«Ce qui m’a frappé dans ces résultats, c’est l’écart de satisfaction entre les propriétaires et les locataires», a lancé Sean Simpson, vice-président senior d’Ipsos Public Affairs, dans le communiqué de presse. «Cet écart de 30 points aide à expliquer pourquoi l’accession à la propriété reste l’objectif de la plupart des Canadiens : il ne s’agit pas seulement de se constituer un patrimoine, mais aussi de trouver un endroit où l’on se sent vraiment chez soi.»
En ce qui concerne la situation de logement actuelle des Canadiens, 54 % ont déclaré être propriétaires de leur logement, suivis de 37 % de locataires. Cinq pour cent vivaient sans payer de loyer chez des proches, tandis que 2 % payaient un loyer à des membres de leur famille.
Alors qu’un peu plus de la moitié des personnes interrogées (51 %) vivaient dans des maisons individuelles, 59 % ont déclaré que ce serait leur situation de logement idéale. Seuls 19 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles étaient susceptibles d’acheter une maison au cours de l’année à venir.
Le sondage a été réalisé par Ipsos entre le 6 et le 10 février pour le compte de Century 21. Les résultats ont été pondérés selon les données du recensement de Statistique Canada afin de refléter la population du pays et sont considérés comme précis à plus ou moins 2,5 points de pourcentage près.

