Tom Mandala a grandi à Metz, en France, mais il est parti étudier au Québec à l’âge de 17 ans, les yeux brillants d’enthousiasme, comme il le dit lui-même.
«Je suis arrivé dans ma classe et tout le monde a été si gentil et si accueillant», a-t-il raconté sept ans plus tard.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
M. Mandala a depuis obtenu son diplôme en marketing à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a fait une demande de permis de travail post-diplôme afin de pouvoir commencer sa carrière à Montréal. Il pensait que ce ne serait qu’une formalité.
En réalité, il était trop confiant lorsque le courriel est arrivé.
«Je suis allé voir mon colocataire. Je lui ai dit: “Mon Dieu, va chercher le champagne, tu vas faire sauter la bouteille.” J’ai été accepté et j’ai ouvert la lettre», s’est-il souvenu.
Mais, il a été refusé.
«J’ai fait tomber mon téléphone et ça a été la pire des nuits. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.»
— Tom Mandala à CTV News
Son permis de travail a été refusé au motif qu’il n’avait pas justifié de compétences linguistiques en français ou en anglais. Le français est sa langue maternelle, mais il s’était dit qu’il passerait le test d’anglais puisqu’il l’avait réussi haut la main à l’UQAM.
«Et dans mon programme à l’UQAM, je devais passer un test d’anglais pour obtenir mon diplôme, car c’était une exigence», a-t-il expliqué. «Alors je l’ai fait, j’ai passé le test d’anglais.»
Malheureusement pour Tom Mandala, le test d’anglais interne de l’UQAM n’est pas reconnu par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), ce qui a conduit au rejet de sa demande.
Et avec cela est venue la notification qu’après sept ans passés à Montréal, il avait trois mois pour faire ses valises et partir.
«Je ne veux pas rentrer chez moi parce que c’est ici chez moi… ça fait sept ans», a confié le jeune homme, dans son appartement du Plateau rempli de musique et de livres québécois.
Passer un autre test de langue aurait entraîné des mois de retard en raison de l’arriéré administratif. Dans une déclaration à CTV News, l’IRCC a indiqué que les règles avaient changé en 2024 et que les détails étaient disponibles sur son site web.
«Les clients ayant reçu une décision défavorable en matière d’immigration peuvent demander le réexamen de la décision d’un agent via le formulaire en ligne de l’IRCC», a-t-on indiqué dans la déclaration.
Sauf qu’il ne disposait que d’une semaine pour réussir et envoyer le test, une procédure qui aurait autrement pris des mois. Mandala a trouvé un moyen de réduire les délais. Il a découvert ce week-end qu’il était beaucoup plus rapide de repasser un nouveau test en anglais, puis d’attendre le test de français, qui est beaucoup plus demandé au Québec.
Tom Mandala croise désormais les doigts.
«J’espère que l’obtention d’un nouveau visa ne prendra pas beaucoup plus de temps car, comme je l’ai dit, cela peut fonctionner», a-t-il ajouté.
Il espère simplement que la bureaucratie ne réduira pas ses rêves à néant.

