Une cérémonie a eu lieu mercredi matin en l’honneur de l’agent de police montréalais André Lalonde, tombé en service il y a 30 ans lors d’un contrôle routier de routine à Senneville, au Québec.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Son meurtrier n’a toujours pas été traduit en justice.
Une marche solennelle a eu lieu jusqu’à l’endroit où il a été mortellement blessé. En tête du cortège se trouvait la famille de l’agent Lalonde, qui a été tué deux mois seulement avant sa retraite.
«Le fait que nous soyons réunis ici aujourd’hui, trois décennies plus tard, montre clairement qu’il n’a pas été oublié», a dit son fils, Patrick.
Le 29 avril 1996, Lalonde patrouillait dans cette ville tranquille de l’Ouest-de-l’Île vers 10 h. Il a arrêté une voiture dont le silencieux était brisé et, alors qu’il s’approchait du véhicule, le conducteur — sans aucune provocation — a tiré trois coups de feu sur Lalonde, le blessant mortellement.
Son fils se souvient avoir été sorti de son cours au CEGEP et conduit d’urgence à l’hôpital.
L’épouse de Lalonde, Nicole, explique qu’il n’était pas censé travailler ce jour-là, mais qu’il a été appelé à la dernière minute. Elle raconte qu’il a répondu à l’appel avec joie, car c’était le genre de personne qu’il était.
«Nous n’oublierons jamais André, car c’était un homme d’un grand cœur», a-t-elle déclaré.
C’était un policier passionné et dévoué, très apprécié par la communauté qu’il servait, et qui avait encore de grands projets.
«On a beaucoup pleuré. Toute la famille. Et il nous manque», a expliqué Nicole.
Le partenaire de Lalonde, Gérald L’Abbé, n’était pas avec lui au moment où il a été abattu, mais il se souvient d’avoir répondu à l’appel.
«J’étais le deuxième à arriver. Il y avait déjà une voiture sur place avec deux gars qui essayaient de réanimer mon collègue», se souvient-il.
Deux agents pratiquaient déjà la réanimation cardio-pulmonaire à son arrivée. Il raconte que c’était tragique de voir Lalonde souffrir.
Aujourd’hui, une plaque de pierre rendant hommage à Lalonde se trouve à l’angle d’Elmwood et de Senneville, ornée de fleurs déposées par ses amis, sa famille et les résidents du quartier.
«Je suis heureux de voir, après 30 ans, qu’elle est toujours là», a dit le fils de Lalonde.
Malgré le temps qui a passé, la famille n’a jamais vraiment tourné la page. La voiture du meurtrier a été retrouvée calcinée plus tard dans la journée, mais il n’a jamais été traduit en justice.
Patrick a exprimé qu’il espérait qu’un jour, le meurtrier se rendrait à la police.
En attendant, ils s’efforcent de perpétuer la mémoire de M. Lalonde.
